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Actualités - Chronologie

Mogadiscio profondément divisée, malgré les accords de paix répétés

MOGADISCIO, 9 Juin (AFP). — Sur le papier, la paix se construit à Mogadiscio et la frontière entre sud et nord n’existe plus. Sur le terrain, les miliciens sont armés jusqu’aux dents et la «ligne verte» est tenace.
En 1992 et jusqu’à l’année dernière, la ville était coupée en deux: le sud contrôlé par le général Mohamed Farah Aïdid, du clan Habr Gedir, mort en août 1996 et remplacé par son fils Hussein, le nord par son rival Ali Mahdi Mohamed, un Abgal.
Aujourd’hui, la capitale est coupée en trois, le nord et deux moitiés du sud: l’une toujours sous le contrôle des Abgal, une partie du sud par Hussein Aïdid et l’autre par Osman Atto, Habr Gedir ancien allié des Aïdid, devenu un rival.
Depuis six mois, ces trois «chefs de guerre» ont conclu, ensemble ou séparément, dans différents pays, au moins quatre accords de paix, prévoyant la fin des hostilités et la disparition de ces «lignes vertes» séparant les enclaves des uns et des autres.
Pas vraiment des «lignes», ce sont plutôt des zones tampons, franges de maisons en ruines et de rues désertées. Pas hermétiques non plus. Certains commerçants et dignitaires vont d’un côté à l’autre, les quelques agents humanitaires et journalistes étrangers présents dans la ville circulent.
Mais au check-point, informel et néanmoins surveillé par des miliciens armés de fusils ou lance-roquettes, beaucoup de voyageurs allant du nord au sud changent de véhicule et de gardes armés.
D’une voiture «protégée» par mitrailleuse, Kalachnikov ou RPG, ils passent à une autre escortée du même genre d’arsenal.
La peur des bandits est plus grande que celle des querelles entre clans. Les rentrées d’argent étant rares depuis le départ des soldats de l’ONU, il y a deux ans, toute voiture en relatif bon état suscite des convoitises.
Des coups de feu provenant d’armes de plus ou moins gros calibre claquent de temps à autre. Bagarre de famille ou essai d’un nouveau fusil, incident insignifiant comparé aux batailles passées entre «technicals» (voitures armées) ou lorsque les hommes d’Aïdid combattaient les Casques bleus et les Marines américains.
Les carcasses rouillées de véhicules blindés de l’ONU gisent encore dans des rues envahies de sable, où le vent accroche aux cactus des sacs en plastique jetés au hasard des tas d’ordures.
Des affrontements meurtriers éclatent parfois, comme mercredi dernier à l’aéroport de Ballidoglé, où est arrivée une cargaison de nouveaux billets. Cette monnaie, commandée par le «gouvernement» de Hussein Aïdid, a d’ailleurs provoqué de vives inquiétudes dans la ville, dont les habitants craignent une réaction violente des autres partis.
Autre signe des divisions profondes entre clans, l’aéroport international et le port de Mogadiscio, à portée de mortiers de diverses factions, sont fermés depuis deux ans.
MOGADISCIO, 9 Juin (AFP). — Sur le papier, la paix se construit à Mogadiscio et la frontière entre sud et nord n’existe plus. Sur le terrain, les miliciens sont armés jusqu’aux dents et la «ligne verte» est tenace.En 1992 et jusqu’à l’année dernière, la ville était coupée en deux: le sud contrôlé par le général Mohamed Farah Aïdid, du clan Habr Gedir, mort en août 1996 et remplacé par son fils Hussein, le nord par son rival Ali Mahdi Mohamed, un Abgal.Aujourd’hui, la capitale est coupée en trois, le nord et deux moitiés du sud: l’une toujours sous le contrôle des Abgal, une partie du sud par Hussein Aïdid et l’autre par Osman Atto, Habr Gedir ancien allié des Aïdid, devenu un rival.Depuis six mois, ces trois «chefs de guerre» ont conclu, ensemble ou séparément, dans différents pays, au moins...