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Actualités - Chronologie

Prénon Carmen (photo)

Petite-fille de Charlie Chaplin, Carmen, vingt-trois ans, est la fille de Michael, l’aîné des garçons nés du mariage de Charlie et d’Oona O’Neil. Après des débuts d’acteur (il joue dans «Un roi à New York», le dernier film de Charlot), Michael, qui vient de rencontrer Patricia, un mannequin d’origine irlando-trinadienne, décidé de tout plaquer. Ensemble, ils s’installent dans une ferme à Montségur, dans l’Ariège, et se lancent dans la fabrication de fromages de chèvre.
«J’ai des parents bohémiens», dit Carmen. Cinq enfants naissent. Très vite, la petite fille n’a qu’une idée: arrêter l’école. A seize ans, c’est chose faite.
«J’avais envie de devenir actrice, mais, vu le conditionnement familial, je n’osais pas le dire. Alors, j’ai accepté la proposition d’une agence de mannequins qui voulait m’engager. Mais ce métier n’était pas pour moi: j’étais trop mal dans ma peau».
Elle décide alors de jouer la comédie et s’inscrit au cours Florent. Résultat guère convaincant. «J’étais trop timide. Il y avait tellement d’élèves que j’étais contente de me fondre dans la masse. Aujourd’hui, je suis moins renfermée. En tout cas, je me sens moins handicapée par ma timidité.»
Sa première apparition à l’écran, elle la fait dans «La nuit sacrée», de Nicolas Klotz. Mais sa scène est coupée au montage. Sa deuxième apparition est restée sur la pellicule, mais elle n’a jamais vu le film. C’était «Jusqu’au bout du monde», de Wim Wenders. «Je portais une tenue argentée, j’avais une drôle de coiffure et j’ouvrais une porte».
«Ma saison préférée», d’André Téchiné, où elle incarne un clerc de notaire, lui vaut d’être remarquée.

En famille,
à Vevey

Depuis, que ce soit au cinéma ou à la télévision, elle a enchaîné les petits rôles, «pour apprendre sur le tas».
«Le baiser du serpent», premier film de l’ex-chef opérateur Philippe Rousselot, lui offre enfin l’occasion de démontrer son potentiel. «Je voulais désespérément ce rôle. Théa est un très beau personnage. Elle est décalquée, mais elle sait ce qu’elle veut. Ce qui la rend folle, c’est de voir tous les gens fous autour d’elle.»
Installée à Paris, dans un appartement de la rive gauche qu’elle partage avec sa sœur Dolorès, comédienne elle aussi, Carmen Chaplin envisage de prendre un appartement à Londres. «Les gens sont plus relax là-bas.» Mais c’est à Vevey qu’elle aime se ressourcer. Ses parents ont abandonné leur ferme pour s’installer dans la maison de Charlot. Tout le clan est réuni dans la région comme Géraldine, l’actrice fétiche de son ex-mari Carlos Saura, qui habite à cent mètres de là.
«J’adore me retrouver au milieu d’eux», souligne Carmen. Mais pour l’heure, pas question d’agrandir le cercle familial. «Peut-être est-ce parce que j’ai une famille formidablement unie que je n’ai pas encore ressenti le besoin d’en fonder une, lâche-t-elle. Toutefois, je ne serai pas la mère d’un enfant unique. C’est si bien d’être entouré de frères et sœurs.»
Petite-fille de Charlie Chaplin, Carmen, vingt-trois ans, est la fille de Michael, l’aîné des garçons nés du mariage de Charlie et d’Oona O’Neil. Après des débuts d’acteur (il joue dans «Un roi à New York», le dernier film de Charlot), Michael, qui vient de rencontrer Patricia, un mannequin d’origine irlando-trinadienne, décidé de tout plaquer. Ensemble, ils s’installent dans une ferme à Montségur, dans l’Ariège, et se lancent dans la fabrication de fromages de chèvre.«J’ai des parents bohémiens», dit Carmen. Cinq enfants naissent. Très vite, la petite fille n’a qu’une idée: arrêter l’école. A seize ans, c’est chose faite.«J’avais envie de devenir actrice, mais, vu le conditionnement familial, je n’osais pas le dire. Alors, j’ai accepté la proposition d’une agence de mannequins qui...