Mais l’affaire s’annonce difficile contre une équipe anglaise séduisante, qui a dicté sa loi à une Italie méconnaissable, mercredi à Nantes (2-0), et se prend à rêver au ballon de cristal qui récompensera le vainqueur du tournoi de France.
Aussi, Didier Deschamps et ses coéquipiers abordent-ils ce 33e France-Angleterre de l’histoire avec circonspection. «Les Anglais ne nous réussissent pas souvent», note le capitaine français. Le bilan entre les deux équipes nationales est en effet peu flatteur pour la France, qui a concédé 22 défaites et 4 nuls, et obtenu seulement 6 victoires contre son futur adversaire.
Pour Aimé Jacquet, le match sera «un combat physique et athlétique où il faudra d’abord gagner les duels». Le sélectionneur français n’a pas hésité cette fois-ci à bouleverser son équipe, apportant huit modification par rapport à celle qui débuta contre le Brésil.
Comme prévu, Youri Djorkaeff sera meneur de jeu à la place de Zidane, fatigué. Le talentueux joueur de l’Inter Milan a quelques difficultés à se situer en équipe de France. Mais avec 14 buts en 27 sélections, il lui est indispensable. Devant, Jacquet a constitué un duo d’attaquants Ouédec-Dugarry séduisant sur le papier. Avec la présence également du percutant Marc Keller, le visage de l’équipe de Franc sera offensif, Deschamps et Vieira se chargeant des travaux de récupération.
Enfin, Jacquet a surpris en modifiant sensiblement sa défense (Candela, Desailly et Lizarazu laissent leur place à Thuram, Ngotty et Laigle). «J’ai changé les hommes, pas le système», a-t-il toutefois précisé.
Renouveau anglais
Si les Anglais se sont piqués au jeu de ce tournoi, l’objectif essentiel reste la qualification au Mondial. Le sélectionneur anglais a coché la date du 11 octobre 97 sur son calendrier, jour où son équipe affrontera l’Italie à Rome dans un match décisif pour la première place du groupe 2 des éliminatoires de la Coupe du monde.
Bien relancée par son succès en Pologne (2-0), l’Angleterre paraît sur le chemin du renouveau avec huit victoires lors de ses dix derniers matches. Et la défaite devant l’Italie (0-1) début février à Wembley est maintenant oubliée. Surtout après le succès de Nantes.
Hoddle, qui tente par petites touches «d’européaniser» le jeu de sa formation, devrait lui aussi apporter des changements par rapport aux vainqueurs de l’Italie. Paul Gascoigne, qui a besoin d’être relancé, devrait débuter, tout comme le meilleur attaquant anglais, Alan Shearer.
Le sélectionneur anglais se méfie énormément de son adversaire. «La France possède une très bonne équipe qui finit toujours très fort, souligne-t-il. J’ai beaucoup apprécié son jeu créatif contre le Brésil. De plus, elle joue chez elle et va mettre un point d’honneur à gagner «son tournoi».


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