Avant son départ, M. Chatah a indiqué dans une déclaration à l’AIB que sa mission comportait deux priorités définies par le gouvernement, à savoir la question du Liban-Sud et la reconstruction du Liban.
Interrogé sur les efforts qu’il comptait déployer pour obtenir la levée de l’interdiction de voyage au Liban imposée depuis 1985 par les Etats-Unis à leurs ressortissants, M. Chatah a indiqué que le Liban effectuait toutes les démarches nécessaires en vue de parvenir à la levée de cet interdit.
«Il y a des contacts permanents à ce sujet avec les responsables américains. Nous souhaitons que, par suite de tous les développements positifs survenus au Liban, nous puissions obtenir cette levée», a-t-il dit.
Selon le diplomate, le maintien de cet interdit est «nuisible à tout le monde, y compris à certaines parties aux Etats-Unis qui sont intéressées à revenir au Liban, soit pour y investir, soit pour s’y installer dans la mesure où il constitue un centre économique d’une grande importance au Proche et au Moyen-Orient».
«On sait que des relations d’amitié et de coopération lient le Liban aux Etats-Unis. Je pense donc qu’en fin de compte, les Etats-Unis tiendront compte des aspects positifs au Liban et annuleront cette mesure. Ce que je souhaite, c’est que cela soit le plus tôt possible», a-t-il poursuivi.
Enfin, M. Chatah a souligné, au sujet du processus de paix, que le Liban était toujours «attaché à la paix» et qu’il était «prêt à retourner à la table de négociations dès le moment où il jugera que la partie israélienne fait preuve de sérieux à ce sujet».


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