Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les Codes bibliques : une superchérie

JERUSALEM, 5 Juin (AFP). — Un mathématicien israélien a dénoncé jeudi la «supercherie» des codes bibliques censés révéler les mystères des texte sacrés, affirmant qu’on pouvait parvenir au même résultat avec n’importe quel texte, comme «Guerre et Paix» de Léon Tolstoï.
Le professeur Emmanuel Faradjoun, de l’Université hébraïque de Jérusalem, a expliqué que les procédés de la numérologie, utilisés pour trouver des «codes bibliques» supposés avoir un sens prophétique, étaient particulièrement trompeurs.
La numérologie, qui remonte à la haute antiquité, est à la mode à la suite de la publication aux Etats-Unis d’un livre qui est devenu un best-seller, «Le Code biblique», qui relate les «découvertes» du mathématicien israélien Eliahu Rips.
«En utilisant ce genre de techniques, on cherche à prouver que tel événement historique a été prévu dans la Bible ou que la fréquence d’apparition de tel ou tel nom n’est pas liée au hasard», a indiqué M. Faradjoun, qui est professeur de topologie.
«Le problème, c’est qu’on aboutit aux mêmes résultats en examinant à peu près n’importe quel texte», a-t-il dit.
«Des mathématiciens israéliens l’ont prouvé le plus simplement du monde en découvrant que des noms ou dates significatives se trouvaient aussi dans «Guerre et Paix», a-t-il précisé.
La méthode de numérologie consiste à écrire les 304.805 lettres de la Torah (le Deutéronome) à la suite les unes des autres. A partir d’une lettre donnée, on cherche les autres lettres qui apparaissent à une distance donnée de la première. Avec ces lettres, on forme des mots, qui peuvent parfois avoir un sens. Mais même s’il n’en ont pas, il suffit généralement de modifier légèrement les distances entre les lettres ou les techniques de choix pour leur en donner.

«C’est tout simplement du bluff. Cela fait d’autant plus impression sur les naïfs que le professeur Rips, qui est un mathématicien de renom, utilise des techniques mathématiques très sophistiquées», souligne le professeur Faradjoun.

Lors d’une conférence de presse, mercredi à Jérusalem, le professeur Rips, lui-même un orthodoxe juif, avait réaffirmé que ses codes bibliques étaient valides. Il avait toutefois nié qu’ils puissent prévoir l’avenir et dénoncé les «numérologistes amateurs».

Il a ainsi montré que son code «prévoyait l’assassinat de Winston Churchill», un événement qui n’a jamais eu lieu.
La numérologie est systématiquement utilisée par les rabbins qui prêchent le retour à la foi juive.
JERUSALEM, 5 Juin (AFP). — Un mathématicien israélien a dénoncé jeudi la «supercherie» des codes bibliques censés révéler les mystères des texte sacrés, affirmant qu’on pouvait parvenir au même résultat avec n’importe quel texte, comme «Guerre et Paix» de Léon Tolstoï.Le professeur Emmanuel Faradjoun, de l’Université hébraïque de Jérusalem, a expliqué que les procédés de la numérologie, utilisés pour trouver des «codes bibliques» supposés avoir un sens prophétique, étaient particulièrement trompeurs.La numérologie, qui remonte à la haute antiquité, est à la mode à la suite de la publication aux Etats-Unis d’un livre qui est devenu un best-seller, «Le Code biblique», qui relate les «découvertes» du mathématicien israélien Eliahu Rips.«En utilisant ce genre de techniques, on cherche à...