«Je crois que les prix du pétrole vont se maintenir à une moyenne située entre 18 et 20 dollars cette année», a déclaré le ministre à l’agence officielle émiratie WAM.
M. Nassiri a indiqué que le retour de l’Irak sur les marchés pétroliers en décembre dernier, en vertu d’un accord avec l’ONU, a provoqué «des réactions psychologiques au début de la part de certains membres de l’OPEP. Mais ces réactions ont disparu par la suite et les prix ont retrouvé leur niveau antérieur», a-t-il expliqué.
En vertu de la résolution 986, dite «pétrole contre nourriture», l’Irak est autorisé depuis le 10 décembre à exporter du brut pour deux milliards de dollars par semestre pour financer l’achat de nourriture et de médicaments, sous contrôle de l’ONU. L’Irak a déjà exporté 120 millions de barils de brut depuis l’entrée en vigueur de l’accord.
Les prix du pétrole avaient atteint en 1996 le record de 20,2 dollars le baril, augmentant d’environ 12 milliards de dollars les revenus des six pays pétroliers du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui s’étaient élevés à quelque 70 milliards de dollars l’année précédente.
Après une baisse début 1997, les prix du pétrole sont remontés à environ 19 dollars le baril.
M. Nassiri a indiqué que les Emirats arabes unis allaient demander aux pays de l’OPEP d’accroître leur quota à 2,19 millions de barils par jour si le cartel décidait d’augmenter son plafond de production à 25,033 millions de bj.
Les ministres du pétrole de l’OPEP doivent tenir une réunion le 25 juin à Vienne afin de discuter du plafond de production pour la deuxième moitié de 1997.

