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Actualités - Chronologie

La Jérusalem unifiée est toujours divisée

JERUSALEM, 5 Juin (AFP). — Jérusalem reste une ville strictement divisée entre Arabes et juifs, trente ans après la conquête par Israël de la partie orientale de la ville et la proclamation de sa «réunification».
«Jérusalem n’est pas unifiée. Ils (les Israéliens) ne veulent pas l’unifier, et nous non plus», affirme Jamal Oweida, un Palestinien qui vit dans la seule rue «mixte» de la ville sainte, dans le quartier d’Abou Tor.
Mais même dans cette rue, la partie arabe et la partie juive sont strictement délimitées. La ligne verte, qui divisait avant juin 1967 le secteur oriental du secteur occidental, passe au milieu.
«Vous voyez cette maison? C’est une maison juive. Elle est raccordée au câble de la télévision. Ma maison est un peu plus bas, dans la même rue. Elle ne l’est pas», explique M. Oweida, 35 ans, qui travaille dans un hôtel à Jérusalem-Ouest.
«Si je rentre en taxi de mon travail tard le soir, il n’ira pas plus loin que là», explique-t-il, en montrant la dernière maison juive de la rue. «Il n’ira jamais jusque chez moi» cinquante mètres plus loin, dit-il.
Car si toute trace physique de la «Ligne verte» a disparu depuis trente ans, elle reste dans toutes les têtes. D’ailleurs, la plupart des Israéliens de Jérusalem-Ouest ne mettent jamais les pieds à l’Est, et inversement.
Le secteur oriental, y compris la vieille ville entourée de remparts ottomans, a été conquis par l’armée israélienne en trois jours, les 5, 6 et 7 juin. Israël l’a immédiatement annexé de facto, proclamant que la ville entière était sa «capitale unifiée et éternelle». La communauté internationale ne l’a jamais reconnue.
Mais pour les Israéliens, la conquête, symbolisée par la célèbre photo des parachutistes arrivant devant le Mur des Lamentations, le lieu le plus saint du judaïsme qui leur était interdit depuis 29 ans, était un moment d’intense émotion historique.
Elle mettait fin à la division de la ville résultant des combats de 1948, lorsque l’armée israélienne avait pris le contrôle du secteur occidental, en expulsant des milliers de Palestiniens, et l’armée jordanienne du secteur oriental, chassant les 1.700 juifs de la vieille ville.
Depuis lors, la «réunification» a surtout signifié l’extension de la présence israélienne dans les deux secteurs et la limitation de la croissance palestinienne.
JERUSALEM, 5 Juin (AFP). — Jérusalem reste une ville strictement divisée entre Arabes et juifs, trente ans après la conquête par Israël de la partie orientale de la ville et la proclamation de sa «réunification».«Jérusalem n’est pas unifiée. Ils (les Israéliens) ne veulent pas l’unifier, et nous non plus», affirme Jamal Oweida, un Palestinien qui vit dans la seule rue «mixte» de la ville sainte, dans le quartier d’Abou Tor.Mais même dans cette rue, la partie arabe et la partie juive sont strictement délimitées. La ligne verte, qui divisait avant juin 1967 le secteur oriental du secteur occidental, passe au milieu.«Vous voyez cette maison? C’est une maison juive. Elle est raccordée au câble de la télévision. Ma maison est un peu plus bas, dans la même rue. Elle ne l’est pas», explique M. Oweida, 35...