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Actualités - Chronologie

Irlande : les pourparlers de paix reprennent sous de sombres auspices

BELFAST, 2 Juin (AFP). — Les négociateurs chargés de façonner l’avenir institutionnel d’une future Irlande du Nord en paix se retrouvent mardi à Belfast après une pause de deux mois, sur fond de violences qui sont venues amoindrir les espoirs d’un nouveau départ.
Coup sur coup, samedi et dimanche derniers, des extrémistes loyalistes ont lynché à mort un policier soupçonné de parti-pris nationaliste et, dans le camp opposé, un attentat à la voiture piégée de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) — le premier depuis le 10 avril — a été déjoué.
Ces deux actes attestent que les tensions sont loin d’être désamorcées depuis la dernière réunion à Stormont, près de Belfast, des représentants des partis politiques d’Ulster. Et cela, en dépit des espoirs d’impulsion nouvelle pour le processus de paix après l’élection du nouveau gouvernement travailliste en Grande-Bretagne.
Le premier ministre Tony Blair était venu en personne à Belfast, le 16 mai dernier, pour enclencher cette dynamique. Aux protestants unionistes, majoritaires dans la province, il avait assuré que le vœu des plus nombreux l’emporterait toujours. Aux républicains du Sinn Fein, exclus de Stormont en l’absence de cessez-le-feu de l’IRA, il avait proposé un dialogue exploratoire qui avait débuté immédiatement.
Des deux côtés, le ton Blair avait été bien accueilli, non moins que celui du nouveau ministre à l’Irlande du Nord, la chaleureuse Mo Mowlam, à pied d’œuvre dans les rues de Belfast dès sa nomination, acharnée à dialoguer avec tous.
Mais l’insatisfaction n’a pas tardé à refaire surface aux marges les plus violentes des deux communautés.

Frustration

L’attentat manqué de l’IRA, après ce qui a été appelé un cessez-le-feu de facto, témoigne, selon certains observateurs, d’une frustration devant l’absence de progrès dans les contacts avec les gouvernements britannique et irlandais, qui ont également repris dans la foulée de l’initiative de Londres.
Les républicains attendent l’assurance d’une admission immédiate aux pourparlers dès la proclamation d’un cessez-le-feu et des garanties sur le menu et le calendrier de progression des pourparlers, notamment sur le traitement de la question du désarmement.
Ce thème devrait figurer en bonne place des entretiens que doit avoir lundi à Londres M. Blair avec le président des pourparlers, l’ancien sénateur américain George Mitchell, auteur d’une formule de désarmement parallèle aux discussions qui pourrait être acceptable par les paramilitaires des deux camps mais était rejetée par le précédent gouvernement conservateur britannique.
En attendant, les partis se retrouveront à Stormont après trois jours d’un séminaire en Afrique du Sud, organisé à l’initiative d’un homme d’affaires américain d’origine irlandaise, et destiné à tirer autant que possible les leçons pour l’Ulster du processus de paix sud-africain.

Il aura au moins été l’occasion, si l’on en croit la presse britannique, d’un contact inédit entre Sinn Fein et petits partis loyalistes proches des milices.

Ces partis devraient affronter dès mardi des menaces d’exclusion de Stormont de la part de certaines autres formations, en raison de la multiplication des actions violentes et même meurtrières attribuées à leur camp, en dépit de la consigne officielle de cessez-le-feu de la hiérarchie paramilitaire loyaliste.
Le dernier exemple en est le meurtre dans la nuit de samedi à dimanche d’un policier, pris pour cible en raison de la complaisance présumée de la police envers les nationalistes dans la gestion des parades protestantes.
BELFAST, 2 Juin (AFP). — Les négociateurs chargés de façonner l’avenir institutionnel d’une future Irlande du Nord en paix se retrouvent mardi à Belfast après une pause de deux mois, sur fond de violences qui sont venues amoindrir les espoirs d’un nouveau départ.Coup sur coup, samedi et dimanche derniers, des extrémistes loyalistes ont lynché à mort un policier soupçonné de parti-pris nationaliste et, dans le camp opposé, un attentat à la voiture piégée de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) — le premier depuis le 10 avril — a été déjoué.Ces deux actes attestent que les tensions sont loin d’être désamorcées depuis la dernière réunion à Stormont, près de Belfast, des représentants des partis politiques d’Ulster. Et cela, en dépit des espoirs d’impulsion nouvelle pour le processus de paix...