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Actualités - Chronologie

Jean-Paul II parle de tensions douloureuses en Pologne (photo)

WROCLAW (Pologne), 1er Juin (AFP). —Jean-Paul II a regretté à son arrivée en Pologne les «tensions parfois très douloureuses» que connaît sa patrie, tout en saluant ses succès économiques et les progrès de la démocratie.
Visiblement très ému, affecté par le tremblement d’un bras, mais se déplaçant sans canne, le pape s’est adressé aux Polonais après avoir débarqué à Wroclaw (sud-ouest), première étape de sa 7e visite pastorale dans sa patrie, pour les appeler à «jouer un rôle important dans la famille des nations européennes».
Il a été accueilli sous une pluie battante, qu’il n’a pas manqué de saluer avec humour, déclarant que «le climat sévère le reposerait des chaleurs d’Italie», par le président ex-communiste polonais Aleksander Kwasniewski et l’archevêque de Wroclaw, le cardinal Henryk Gulbinowicz. L’épouse du président, Jolanta Kwasniewski, qui est croyante, a baisé sa main.
«Le processus sans doute difficile de l’apprentissage de la démocratie et le renforcement graduel des structures de l’Etat de droit démocratique incitent à l’optimisme», a-t-il dit, répondant aux discours de bienvenue, avant d’évoquer «les nombreux succès dans le domaine de l’économie et des réformes sociales, reconnus par de prestigieuses instances internationales».
«Mais les problèmes et les tensions ne manquent pas non plus, des tensions parfois très douloureuses», a-t-il poursuivi, dans une allusion aux profondes divisions de la société polonaise sur l’avortement, la nouvelle Constitution et le concordat qui attend la ratification depuis près de quatre ans.
Ces problèmes doivent être résolus «par un effort commun et solidaire de tous, dans le respect des droits de tout homme, en particulier de celui qui est faible et sans défense», a dit le pape.
«Je suis convaincu que les Polonais sont une nation douée d’un énorme potentiel de talents spirituels, d’intelligence et de volonté. Une nation capable de faire beaucoup et qui peut jouer un rôle important dans la famille des nations européennes. C’est ce que je souhaite à ma patrie», a dit Jean-Paul Il.
Auparavant, à bord de son avion, le pape a reconnu qu’il était préoccupé par la situation en Pologne, estimant que sa patrie allait «moins bien».
Lorsqu’un journaliste lui a demandé s’il était déçu par les changements survenus dans sa patrie, il a répondu en italien «oui, certes, cela va moins bien. Espérons, courage à tous».
Dans son discours de bienvenue, M. Kwasniewski a été plus optimiste, sans oublier de rendre hommage au rôle historique du pape dans les transformations en Europe.
«Votre sainteté peut être fier de sa patrie», a-t-il dit. «La Pologne a changé en mieux, grâce à ceux qui ont pris à cœur les paroles du pape (prononcées en Pologne en 1979) quand il a demandé ‘que l’Esprit descende et change la face de cette terre’».
Il a souhaité que la Pologne puisse «saisir la chance historique qui lui est offerte», avant de déclarer que les Polonais attendaient «des indications du Saint-père sur les dangers et les faiblesses qui les menacent».
Le pape devait se rendre à la cathédrale de Wroclaw, puis rencontrer M. Kwasniewski à l’hôtel de ville. En fin d’après-midi, il devait participer à une prière œcuménique avec les participants au Congrès eucharistique mondial.
WROCLAW (Pologne), 1er Juin (AFP). —Jean-Paul II a regretté à son arrivée en Pologne les «tensions parfois très douloureuses» que connaît sa patrie, tout en saluant ses succès économiques et les progrès de la démocratie.Visiblement très ému, affecté par le tremblement d’un bras, mais se déplaçant sans canne, le pape s’est adressé aux Polonais après avoir débarqué à Wroclaw (sud-ouest), première étape de sa 7e visite pastorale dans sa patrie, pour les appeler à «jouer un rôle important dans la famille des nations européennes».Il a été accueilli sous une pluie battante, qu’il n’a pas manqué de saluer avec humour, déclarant que «le climat sévère le reposerait des chaleurs d’Italie», par le président ex-communiste polonais Aleksander Kwasniewski et l’archevêque de Wroclaw, le cardinal...