Clinton juge intéressante et encourageante l'élection de Khatemi
le 31 mai 1997 à 00h00
LONDRES, 30 Mai (AFP). — Le président Bill Clinton a émis «l’espoir» à Londres que l’élection comme président de la République islamiste d’Iran de Mohammad Khatemi permette d’écarter «les trois gros obstacles» qui empêchent une «réconciliation» entre les deux pays. M. Clinton a rappelé les trois conditions que met Washington à tout rapprochement entre les deux pays, concernant le terrorisme, le processus de paix au Proche-Orient et la tentative présumée de Téhéran de se doter d’armes de destruction massives. Sur le fond, ses propos ne marquent donc pas de changement de substance dans la position américaine. Mais leur ton positif était, lui, résolument nouveau. Le président iranien élu avait déclaré mardi à Téhéran ne s’attendre à «aucun changement» dans les relations entre l’Iran et les Etats-Unis. Mais le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, avait aussitôt renvoyé la balle dans le camp iranien en répliquant que les Etats-Unis n’avaient eux-mêmes «décelé aucun changement» dans l’attitude du gouvernement iranien qui justifierait une modification de la politique américaine. «De toute évidence, c’est un développement très intéressant», a-t-il dit de l’élection de M. Khatemi, qui n’était pas le candidat du pouvoir, dans la mesure où cela constitue «au moins une réaffirmation du processus démocratique dans ce pays». «C’est intéressant et c’est encourageant», a-t-il dit de ces élections. Les Etats-Unis, qui n’ont plus de relations diplomatiques avec l’Iran depuis la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran, en 1979, appliquent depuis deux ans un embargo économique presque total contre l’Iran, qui a encore été renforcé l’an dernier dans le secteur des hydrocarbures.
LONDRES, 30 Mai (AFP). — Le président Bill Clinton a émis «l’espoir» à Londres que l’élection comme président de la République islamiste d’Iran de Mohammad Khatemi permette d’écarter «les trois gros obstacles» qui empêchent une «réconciliation» entre les deux pays.M. Clinton a rappelé les trois conditions que met Washington à tout rapprochement entre les deux pays, concernant le terrorisme, le processus de paix au Proche-Orient et la tentative présumée de Téhéran de se doter d’armes de destruction massives.Sur le fond, ses propos ne marquent donc pas de changement de substance dans la position américaine. Mais leur ton positif était, lui, résolument nouveau.Le président iranien élu avait déclaré mardi à Téhéran ne s’attendre à «aucun changement» dans les relations entre l’Iran et les...
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