Selon M. Andrew Davis, la compagnie britannique participera à cette société, Oasis International Leasing Company (OILC), à hauteur de 75 millions de dirhams (20,4 M USD), soit 15% du capital total, les autres parts appartenant à des investisseurs publics et privés émiratis.
M. Davis a souligné que cette prise de participation n’entrait pas dans le cadre du programme de compensation, dit offset, et n’était pas liée à un marché de plusieurs milliards de dollars portant sur l’achat par les Emirats d’avions de combat, pour lequel plusieurs pays occidentaux sont en compétition.
«Cet investissement n’a rien à voir avec l’affaire des avions de combat, mais il est un de nos plus importants et le premier dans une société de leasing aux Emirats», a-t-il déclaré à l’AFP à Abou Dhabi.
BAe a pris des parts de OILC car elle escompte de bons bénéfices, la société devant faire du leasing d’avions, de navires, de plate-formes pétrolières et d’autres équipements lourds à travers le monde, a-t-il expliqué.
En vertu d’un programme de compensation introduit en 1990 aux Emirats pour diversifier l’économie et la rendre moins dépendante des recettes pétrolières, les fournisseurs d’armes doivent investir dans des projets civils et non pétroliers du pays, qui doivent générer une production atteignant jusqu’à 60% de la valeur du marché d’armement obtenu, sur une période à déterminer par chaque contrat.
Plusieurs pays occidentaux sont en lice pour vendre 80 avions de combat aux Emirats, un marché d’une valeur de six mds USD.

