«Il y aura une catastrophe qui affectera l’ensemble du Proche-Orient, et je crains la guerre, si le processus de paix n’est pas rapidement relancé», affirme M. Arafat.
«L’important, c’est que cessent les violations des accords conclus, et la construction à Jebel Abou Ghneim (du quartier juif de Har Homa) est l’une de ces violations les plus graves», poursuit le président palestinien.
Interrogé sur le lancement d’un projet israélien prévoyant la construction de 3.000 logements pour les Palestiniens de Jérusalem, M. Arafat estime que «le problème, c’est la fin des implantations, et non la construction au profit des Palestiniens».
M. Arafat affirme par ailleurs vouloir lutter contre le terrorisme et souligne «qu’il y a des contacts entre les services de sécurité palestiniens et israéliens, en coopération avec les Américains».
Enfin, à Haaretz qui lui demande s’il sait ce que M. Netanyahu veut, il répond sèchement: «Je ne sais pas».
Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont dans l’impasse depuis le lancement le 18 mars du chantier de Har Homa, une nouvelle colonie juive dans la partie arabe de Jérusalem occupée et annexée par Israël, en dépit des efforts de relance déployés par le médiateur américain Dennis Ross.
A ce propos, les Palestiniens continuent de croire au processus de paix mais, actuellement, seuls 69% se disent «optimistes» à ce sujet contre 73% en avril, selon un sondage réalisé par l’institut palestinien «Jerusalem Media and Communication Centre».
Ce sondage, dont les conclusions ont été publiées mardi, a été réalisé à la mi-mai sur un échantilon représentatif de 1.185 personnes avec une marge d’erreur de 3%.
Ces résultats font suite au lancement le 18 mars du chantier d’une nouvelle colonie juive dans le secteur arabe de Jérusalem, occupé et annexé par Israël.
91% des Palestiniens pensent que les Américains ne jouent pas honnêtement leur rôle de courtier dans les négociations de paix, contre 4% seulement qui pensent le contraire.
54% se disent satisfaits de l’action de leur président Yasser Arafat, contre 68% en avril.
En dépit de leur pessimisme croissant, seuls 24% des Palestiniens soutiennent des attentats anti-israéliens, alors que 65% s’y opposent. En avril, 40% approuvaient l’action violente contre l’Etat hébreu.


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