La «locomotive de Waco» courra le 200m, distance dont Johnson détient depuis les Jeux d’Atlanta le record du monde en 19 sec 32/100. Cette course constituera un bon test de sa condition physique à une semaine de son duel à Toronto avec le champion olympique canadien du 100m, Donovan Bailey, sur la distance hybride de 150m.
Johnson aura comme principal adversaire ses compatriotes Jon Drummond, qui avait remporté l’épreuve l’année dernière, et Kevin Little, deuxième derrière le Namibien Frankie Fredericks au Grand Prix d’Osaka (Japon), le 10 mai dernier.
Carl Lewis continuera pour sa part sa tournée d’adieux à la compétition. Il a opté pour le 100m et délaissé le saut en longueur qui lui valut sa neuvième et dernière médaille d’or olympique, aux Jeux d’Atlanta.
La distance reine offrira d’ailleurs un plateau de choix avec la présence de son coéquipier du Santa Monica Track Club, Mike Marsh, et celle de Leroy Burrell, ancien détenteur du record du monde de la discipline.
Enfin, le saut en longueur verra s’affronter le Jamaïcain James Beckford, le vice-champion olympique d’Atlanta, et l’Américain Dan O’Brien, le champion olympique du décathlon.
La Fédération américaine
d’athlétisme se défend
de traîner les pieds
La Fédération américaine d’athlétisme (USATF) s’est défendue vendredi de traîner les pieds dans les affaires de dopage présumé à la testostérone concernant Mary Decker-Slaney et Sandra Farmer-Patrick.
Lors d’une réunion du Comité international olympique (CIO) avec les fédérations internationales, mercredi à Monaco, la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) avait reproché à l’USATF de ne pas trancher dans ces affaires, sans citer nommément les athlètes concernées.
«L’USATF regrette les rumeurs faisant état de contrôles antidopages positifs, surtout quand aucune annonce n’a été faite par les canaux officiels», peut-on lire dans un communiqué de la Fédération américaine.
«L’USATF ne fera aucun commentaire sur les cas de dopage tant que tous les recours administratifs n’auront pas été épuisés», ajoute le communiqué.
Lors de cette même réunion de Monaco, Carl Lewis, intervenant par vidéo interposé, avait également dénoncé le laxisme des dirigeants de l’athlétisme des Etats-Unis en matière de dopage.
«Le système, a-t-il dit, s’est totalement effondré par la faute de nos dirigeants (sportifs) qui ont, soit ignoré l’ampleur du problème, soit péché par dissimulation coupable».

