La plus haute autorité politique de l’OTAN (siège à Bruxelles) est le Conseil, réunissant chefs d’Etat et de gouvernement, ministres des Affaires étrangères et de la Défense, et en permanence ambassadeurs des Etats membres.
Son bras armé réside dans sa structure miltiaire intégrée, que va prochainement rejoindre l’Espagne. La France n’en fait plus partie depuis 66.
Selon l’article 5 du traité fondateur, «les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties» entraînant une riposte nucléaire et/ou conventionnelle.
Depuis la disparition de l’ex-URSS (1991), la force nucléaire et conventionnelle de l’OTAN a été réduite au profit d’une réorientation vers des missions de paix et le lancement d’un dialogue avec l’Europe de l’Est.
En janvier 1994, l’Alliance a proposé aux pays neutres et est-européens un programme de coopération militaire, le Partenariat pour la paix. Sans apporter de garantie de sécurité, ce programme (27 pays, dont la Russie, y ont souscrit) prévoit débats politiques, échanges militaires et manœuvres communes.
En février 1994, l’OTAN a ouvert le feu pour la première fois de son histoire, en abattant quatre avions serbes en Bosnie, où elle s’est engagée en décembre 1995 dans sa plus vaste opération militaire (60.000 hommes).
Les 16 membres de l’OTAN sont: Etats-Unis, Belgique, Canada, Danemark, France, Italie, Lu-xembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Islande, Grèce et Turquie depuis 1952, Allemagne depuis 1955, et Espagne depuis 1982.

