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Actualités - Chronologie

Demirel : Chypre ne doit pas intégrer l'UE avant la Turquie

ATHENES, 25 Mai (AFP) — Le président turc, Suleyman Demirel, s’est affirmé opposé à une intégration de Chypre à l’Union européenne avant celle de la Turquie, soulignant qu’une telle évolution bloquerait tout règlement du problème chypriote, dans un entretien à une télévision grecque.
«Chypre ne doit pas devenir membre de l’UE avant la Turquie» a déclaré M. Demirel à la télévision privée Antenna. «Si la partie grecque de Chypre devient membre de l’UE, il n’y aura pas de solution pour Chypre, cela continuera pendant des années et des années», a-t-il ajouté.
Si la Turquie acceptait l’intégration de Chypre à l’UE, ce serait comme si elle «cédait des droits», a-t-il estimé, invoquant les accords conclus après l’indépendance de l’île et excluant selon lui «l’adhésion de Chypre à tout organisme sans accord de la Turquie».
Il a affirmé que la partie chypriote-turque était «prête à discuter pour une solution», et a souligné sa «bonne volonté», imputant l’impasse du dossier à la partie chypriote-grecque.
M. Demirel a souligné que son pays «doit être membre de l’UE, car cela sera au profit de l’Europe et au profit de la Turquie». «La Turquie ne peut pas être absente de la restructuration de l’Europe», a-t-il ajouté, estimant que l’entrée de la Turquie dans l’UE «ne peut pas être conditionnée» à un règlement des différends gréco-turcs car cela «peut prendre des années et des années».
Il a réitéré son appel à un dialogue gréco-turc «sur tous les sujets», qu’il avait lancé dans la première partie de cet entretien, diffusé vendredi, soulignant que les deux pays doivent «en finir avec les confrontations».Arguant de la «bonne volonté» turque, il a appelé la Grèce à «faire un pas en avant».
Le ministre adjoint grec aux Affaires étrangères Yannos Kranidiotis a réaffirmé que la Grèce conditionnait tout dialogue à un abandon par la Turquie de la menace du recours à la force, et à son acceptation de «procédures pacifiques pour résoudre les différends».
Excluant pour sa part toute discussion sur les droits souverains de la Grèce, le ministre grec de la Défense, Akis Tsohatzopoulos, a aussi accusé M. Demirel de «mettre en doute artificiellement les frontières grecques» dans une tentative de contester la souveraineté grecque sur son territoire en Egée.
Le président turc avait répété les positions d’Ankara sur l’existence de «zones grises» à la souveraineté non clairement définie en Egée.
M. Demirel a par ailleurs affirmé qu’il n’y «a pas de fondamentalisme islamique en Turquie, qui est un pays démocratique et laïque». «L’armée turque n’a pas de relations avec la politique», a-t-il soutenu.
ATHENES, 25 Mai (AFP) — Le président turc, Suleyman Demirel, s’est affirmé opposé à une intégration de Chypre à l’Union européenne avant celle de la Turquie, soulignant qu’une telle évolution bloquerait tout règlement du problème chypriote, dans un entretien à une télévision grecque.«Chypre ne doit pas devenir membre de l’UE avant la Turquie» a déclaré M. Demirel à la télévision privée Antenna. «Si la partie grecque de Chypre devient membre de l’UE, il n’y aura pas de solution pour Chypre, cela continuera pendant des années et des années», a-t-il ajouté.Si la Turquie acceptait l’intégration de Chypre à l’UE, ce serait comme si elle «cédait des droits», a-t-il estimé, invoquant les accords conclus après l’indépendance de l’île et excluant selon lui «l’adhésion de Chypre à tout...