BOUFARIK (Algérie), 22 Mai (AFP). — Au moins douze personnes ont été tuées et 31 blessées, jeudi, par l’explosion d’une voiture piégée en plein centre de Boufarik (25 kilomètres au sud d’Alger), selon un bilan officiel.
L’attentat, à quinze jours des élections législatives, s’est produit à proximité de l’Assemblée populaire communale (APC, mairie), de commerces très fréquentés et d’un café.
Un communiqué officiel, diffusé en début d’après-midi, a indiqué que les services de la protection civile continuaient «à apporter sur les lieux leur aide et leurs soins aux victimes de cet acte criminel».
Des témoins ont affirmé que l’homme qui conduisait la voiture piégée avait été arrêté par des habitants, puis remis aux forces de sécurité. Cette interpellation n’a pas été confirmée de source officielle.
Des gendarmes bouclaient étroitement les lieux de l’attentat et empêchaient les journalistes d’approcher, de même qu’à l’hôpital où de nombreux parents, inquiets, se sont rassemblés.
Plusieurs, commerces et des garages ont été endommagés par la déflagration. «A mon avis, c’est le café qui était visé», a raconté un habitant.
L’établissement, situé près de l’APC, est notamment fréquenté par des membres des gardes communales et des groupes d’autodéfense, armés par les autorités pour contrer les groupes islamistes.
Ces groupes, dénoncés comme des «milices» par les islamistes, sont nombreux à Boufarik, située au cœur de la plaine agricole de la Mitidja, où se sont concentrés les massacres de villageois au cours des derniers mois.
L’attentat de jeudi intervient en pleine campagne électorale. Quelque 7.747 candidats sont en lice pour les 380 sièges à l’Assemblée.


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