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Actualités - Chronologie

Football Coupe de l'UEFA : inter, la grande désillusion (photo)

La sortie de vestiaire intériste mercredi avait des airs de mise au tombeau. Cent vingt minutes d’une âpre bataille venaient de s’achever dans une épreuve des tirs au but fatale. «Enormément de frustration», commentait Djorkaeff, l’attaquant international français longtemps après que son coéquipier Ince eut quitté les lieux en silence. «Une grande déception», renchérissaient son compatriote Angloma et l’entraîneur, Roy Hodgson.
Les mises en garde de ce dernier n’y ont rien fait. Cet Inter, grand d’Europe qui avait ambitionné de dicter sa loi à l’Italie et au continent, a vu ses espoirs anéantis. Le Scudetto reviendra à la Juventus Turin. Et, comble d’amertume, il a fallu laisser cette Coupe de l’UEFA brandie deux fois déjà à une réunion d’obscurs et de mercenaires. Angloma se rongeait: Schalke, «ce n’était vraiment pas Monaco», éliminé en demi-finale.
Les «Nerazzuri» avaient pourtant tout pour réussir, ou presque. Le gratin international avait été rassemblé à l’intersaison: Djorkaeff, Angloma, mais aussi le Nigérian Kanu, le Chilien Zamorano, le Néerlandais Winter, le Suisse Sforza, qui retrouvaient les Ince et autres Pagliuca.

Le meilleur et le pire

Mais les quelque 90 millions de dollars investis ces deux dernières années par le président Massimo Moratti pour se montrer digne de son père Angelo, double vainqueur au même poste de la Coupe des champions dans les années 60, ne font pas une équipe. Les joueurs de Gelsenkirchen en ont administré une cuisante démonstration, quand Zanetti, remplacé dans les dernières secondes, prenait à partie son entraîneur.
Hodgson aura beaucoup essayé pour donner âme et constance à une formation capable du meilleur (une mi-temps contre Monaco), mais aussi du pire (le match aller contre Schalke). «Trop souvent, les joueurs ne pensent qu’à eux», rapportait Sforza.
Voué aux gémonies par des tifosi impatients et une presse qui l’accusait de «jouer avec les milliards de Moratti», Hodgson assurait mercredi ne pouvoir être «que satisfait de ce que nous avons réalisé». Mais il «est arrivé au terminus sans avoir rien gagné» et «sans alibi», écrivait la Gazzetta en référence à son départ en juin. En cinq ans, l’hydre Inter a déjà dévoré sept entraîneurs.
Ne reste plus aux Milanais qu’à se qualifier pour la prochaine Ligue des champions, sauf à renoncer à neuf millions de dollars de recettes. Il leur faut pour cela terminer deuxième de la Série A. Mais le programme des deux dernières journées est plus favorable à Parme, deuxième, qu’à l’Inter, troisième à deux points. «Je suis un battant: finir troisième en championnat et perdre en finale UEFA, ça ne me suffit pas» disait Djorkaeff. Au moins, et d’un point de vue strictement personnel, le meilleur marqueur de son équipe en championnat (13 buts, et 2 en coupe de l’UEFA) aura 0son intégration à Milan.
La sortie de vestiaire intériste mercredi avait des airs de mise au tombeau. Cent vingt minutes d’une âpre bataille venaient de s’achever dans une épreuve des tirs au but fatale. «Enormément de frustration», commentait Djorkaeff, l’attaquant international français longtemps après que son coéquipier Ince eut quitté les lieux en silence. «Une grande déception», renchérissaient son compatriote Angloma et l’entraîneur, Roy Hodgson.Les mises en garde de ce dernier n’y ont rien fait. Cet Inter, grand d’Europe qui avait ambitionné de dicter sa loi à l’Italie et au continent, a vu ses espoirs anéantis. Le Scudetto reviendra à la Juventus Turin. Et, comble d’amertume, il a fallu laisser cette Coupe de l’UEFA brandie deux fois déjà à une réunion d’obscurs et de mercenaires. Angloma se rongeait: Schalke,...