Selon cette étude, réalisée par une équipe du Brigham and Women’s Hospital de Boston (Massachusetts) grâce aux dossiers de plus de 116.000 femmes, ce risque de congestion cérébrale est de 1,7 à deux fois supérieur chez les femmes obèses, et de 1,9 à 2,5 fois plus élevé chez celles qui ont pris de 11 à plus de 20 kilos depuis l’âge de 18 ans.
«Notre étude apporte la preuve que la prise de poids et l’obésité constituent chez la femme des risques significatifs de congestion cérébrale ischémique et totale, mais pas de congestion cérébrale hémorragique», écrit l’auteur principal de l’étude, le Dr Kathryn Rexrode.
Les congestions cérébrales dites ischémiques, qui constituent environ 80% de toutes les congestions, sont provoquées par le blocage d’un vaisseau sanguin dans le cerveau ou le cou, alors que les congestions dites hémorragiques consistent en un saignement dans le cerveau provoqué par la rupture d’un vaisseau sanguin.
Le stress
D’autre part, le stress mental quotidien, qui se manifeste par un sentiment de tension, de frustration ou de tristesse, peut aller jusqu’à doubler le risque d’ischémie du myocarde, selon une étude de la même source.
Selon cette étude conduite auprès de 132 patients atteints de maladie des coronaires, les artères nourricières du cœur, par l’équipe d’Elizabeth Gullette du centre médical universitaire Duke de Durham (Caroline du Nord), les émotions positives permettent, au contraire, de diminuer le risque d’ischémie mais dans des proportions moindres.
Le risque de subir ce type d’accident cardiaque est également associé à l’effort physique, et notamment «l’activité physique lourde» qui multiplie le risque d’ischémie du myocarde par quinze, ajoutent les auteurs de l’étude.
«La question de savoir si les petits stress de la vie quotidienne sont susceptibles de déclencher les conséquences bien plus graves des maladies coronariennes, comme l’infarctus du myocarde ou la mort subite, nécessite de plus amples études», commente le Dr Murray Mittleman, de la faculté de médecine de l’université de Harvard (Massachusetts) dans un éditorial de JAMA.
Il recommande plus généralement de réaliser des essais cliniques comparatifs pour déterminer si une intervention médicamenteuse ou comportementale telle que la relaxation peut réduire le risque d’accidents cardiaques déclenché par le stress mental.
L’ischémie du myocarde se caractérise par une diminution de l’apport sanguin dans le cœur. Sa fréquence est considérée par les médecins comme un événement précurseur d’autres accidents cardiaques.

