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Actualités - Chronologie

Un film ravive le débat autour de l'assassinat de Rabin

JERUSALEM, 19 Mai (AFP). — Un documentaire israélien, accusant des dirigeants de la droite d’avoir contribué au climat de violence ayant conduit à l’assassinat de l’ancien chef du gouvernement Yitzhak Rabin en 1995, a suscité des accusations croisées de l’opposition et de la majorité.
Selon le documentaire, diffusé par la deuxième chaîne privée, l’opposition de droite au gouvernement Rabin, dirigée à l’époque par Benjamin Netanyahu, était en contact étroit avec le «Comité d’action», un groupe d’extrémistes juifs, qui avait lancé une violente campagne de propagande contre les accords d’autonomie conclus avec les Palestiniens.
«C’est un film de propagande initié par la gauche, qui exploite la tragédie de l’assassinat de Rabin à des fins politiques. Il est dans la droite ligne de la campagne, lancée par les médias, et destinée à retirer au premier ministre Benjamin Netanyahu sa légitimité», a réagi un porte-parole du Likoud, le parti au pouvoir.
Pour sa part, le président du groupe parlementaire Likoud Michael Eitan a tenté d’allumer un contre-feu en demandant au procureur de l’Etat d’ouvrir une enquête sur les activités troubles de l’extrémiste de droite Avishaï Raviv, dont le nom avait été cité au cours de l’enquête sur le meurtre de Rabin. Employé comme informateur par les services de sécurité israéliens, il aurait apparemment agi comme agent provocateur durant la période précédant l’assassinat.
M. Eitan a révélé lors d’une conférence de presse qu’il avait transmis au procureur des documents prouvant l’implication de M. Raviv dans l’incitation au meurtre de M. Rabin.
«Si les médias de gauche et magnats des affaires veulent prouver que ce sont les manifestations de droite qui ont amené Yigal Amir à assassiner le premier ministre, ils doivent également se pencher sur les activités de Raviv», a-t-il déclaré.
De son côté, la gauche cherche à établir la contribution de l’opposition de l’époque à l’atmosphère de haine qui a conduit au meurtre politique. Le président de la commission parlementaire chargée du contrôle de l’Etat, M. Ran Cohen, du parti de gauche Meretz, a demandé au président du Parlement Dan Tihon d’ouvrir un débat sur les provocations répétées de l’opposition, qui ont précédé l’assassinat.
Une autre plainte a été déposée par la présidente de l’organisation pour les droits de la femme, Mme Ofra Friedman, contre le ministre de la Justice Tsahi Hanegbi, mis en cause dans le documentaire pour sa collusion avec les groupes extrémistes juifs.
Deux heures seulement avant la présentation du film, la Cour suprême avait rejeté trois recours demandant d’interdire la diffusion du film de Michaël Karpin, qui a obtenu un très bon score d’audimat (36,1%).
JERUSALEM, 19 Mai (AFP). — Un documentaire israélien, accusant des dirigeants de la droite d’avoir contribué au climat de violence ayant conduit à l’assassinat de l’ancien chef du gouvernement Yitzhak Rabin en 1995, a suscité des accusations croisées de l’opposition et de la majorité.Selon le documentaire, diffusé par la deuxième chaîne privée, l’opposition de droite au gouvernement Rabin, dirigée à l’époque par Benjamin Netanyahu, était en contact étroit avec le «Comité d’action», un groupe d’extrémistes juifs, qui avait lancé une violente campagne de propagande contre les accords d’autonomie conclus avec les Palestiniens.«C’est un film de propagande initié par la gauche, qui exploite la tragédie de l’assassinat de Rabin à des fins politiques. Il est dans la droite ligne de la campagne,...