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Actualités - Chronologie

Voile Trophée Jules Verne La victoire de Kersauzon et de ses hommes

BREST (France), 19 Mai (AFP). — Le Français Olivier de Kersauzon a rejoint son compatriote Bruno Peyron et le Néo-Zélandais Peter Blake au tableau d’honneur d’un des défis les plus excitants de la voile hauturière en s’appropriant ce trophée Jules Verne, inspiré de l’imagination débordante d’un écrivain du siècle dernier et créé par quelques marins français il y a une dizaine d’années.\
Jules Verne a écrit le «Tour du monde en 80 jours» en 1873, faisant affronter — entre autres — une terrible tempête à son Phileas Fogg de héros. L’idée de relever le défi, à la voile et sans escale, a pris forme en 1985 dans un petit port breton, tard un soir autour d’un verre avec Florence Arthaud, Titouan Lamazou et Bruno Peyron, autres grands marins français.
L’idée était simple: hisser les voiles entre Ouessant et le cap Lizzard, laisser les trois caps de Bonne Espérance (Afrique du Sud), Leuwin (Australie) et Horn (Amérique du Sud) à bâbord, et revenir en moins de 80 jours couper la ligne imaginaire qui était Ouessant et la cap Lizzard, les points les plus à l’ouest de la France et de l’Angleterre!

Bande à part

Olivier de Kersauzon refusa d’abord de rejoindre le premier carré de ces précurseurs. Mais c’est néanmoins lui qui s’élança le premier, en 1993, prenant de vitesse Blake et Peyron de quelques jours en croyant à une bonne fenêtre météo.
Mais sitôt entré dans les 40e rugissants, ces régions de tempêtes permanentes près de l’Antarctique, un bloc de glace détaché d’un iceberg détruisit un gros morceau de flotteur du trimaran du Breton.
Quelques jours plus tard, c’était au tour de Blake de faire demi-tour, la coque transpercée par un autre objet flottant.
Bruno Peyron resta alors seul en course dans les vagues géantes des mers du Sud d’où il envoya cette description par radio: «A l’extérieur, c’est une lessiveuse, à l’intérieur, une essoreuse». Il rentra néanmoins à bon port en 79 jours 6 heures 15 minutes et 56 secondes, juste à temps pour gagner le pari engagé au siècle dernier par Phileas Fogg.

«Un travail à terminer...»

Peter Blake et Olivier de Kersauzon reviendront en découdre. Le 16 janvier 1994, ils s’engagèrent dans un «mano a mano» devenu historique, car «nous avons un travail à terminer», avait lancé le Néo-Zélandais en s’élançant sept minutes avant le Français.
Kersauzon s’enferra d’abord dans une mauvaise option météo, puis le trimaran cingla à la poursuite de son rival, parcourant la distance record de 524,6 milles en 24 heures.
Au passage du Horn, Blake n’avait plus que 26 heures d’avance. Mais la météo, au large du Brésil, contrariait à nouveau les plans du Breton. Blake triomphera en 74 jours 22 heures 17 minutes et 22 secondes, améliorant le record de Peyron de 4 jours 7 heures 58 minutes et 34 secondes. Kersauzon battra lui aussi le temps de Peyron, mais arrivera 2 jours et 6 heures plus tard que Blake...
Cette année, Olivier de Kersauzon, ses hommes et leur bateau ont eux à leur tour «terminé leur travail». Non seulement ils ont battu de plus de trois jours le record des Néo-Zélandais, mais ils ont placé la barre très haut.
Peter Blake affirmait en effet, après son exploit de 1994: «Avec un bateau moderne et un peu de chance, on peut faire le tour en 67 jours...». Mais tourner en 71 jours avec un trimaran lancé pour la première fois en 1986, c’est déjà un grand exploit...
BREST (France), 19 Mai (AFP). — Le Français Olivier de Kersauzon a rejoint son compatriote Bruno Peyron et le Néo-Zélandais Peter Blake au tableau d’honneur d’un des défis les plus excitants de la voile hauturière en s’appropriant ce trophée Jules Verne, inspiré de l’imagination débordante d’un écrivain du siècle dernier et créé par quelques marins français il y a une dizaine d’années.\Jules Verne a écrit le «Tour du monde en 80 jours» en 1873, faisant affronter — entre autres — une terrible tempête à son Phileas Fogg de héros. L’idée de relever le défi, à la voile et sans escale, a pris forme en 1985 dans un petit port breton, tard un soir autour d’un verre avec Florence Arthaud, Titouan Lamazou et Bruno Peyron, autres grands marins français.L’idée était simple: hisser les voiles entre...