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Actualités - Chronologie

Les conflits sociaux restent en marge de la campagne

PARIS, 19 Mai (AFP). —Des conflits sociaux se poursuivent en France sans retentissement sur la campagne pour les législatives, notamment chez Renault et Air France, deux entreprises emblématiques d’un secteur public de plus en plus exposé à la concurrence internationale.
Une grève larvée de pilotes de la compagnie intérieure Air France Europe est engagée depuis le 25 avril pour l’obtention des meilleures conditions d’harmonisation de leurs statuts avec ceux d’Air France, avant la fusion cet automne des deux compagnies, prélude à la privatisation de la compagnie aérienne l’année prochaine. Deux syndicats de pilotes ont déposé de nouveaux préavis de grève de quatre jours à partir de mardi à Air France et Air France Europe.
Sentant le moment propice, les contrôleurs de train ont déclenché une grève depuis mercredi, provoquant de sérieuses perturbations sur l’ensemble du trafic ferroviaire. Ils réclament des augmentations supérieures à celles prévues par la direction des chemins de fer (SNCF).

«Patron de
gauche»

Mais la direction et les syndicats de contrôleurs SNCF semblent confiants, à l’issue de six heures de discussions au siège de la SNCF, en une fin prochaine du mouvement de grève. Les organisations syndicales ont déclaré dans un communiqué que la réunion avait permis des «avancées significatives».
A Air France, le président du groupe Christian Blanc a presque réussi à rétablir l’équilibre financier, par une baisse des coûts de 20% entre 1993 et 1996, qui doivent encore être diminués de 15% d’ici à l’an 2.000.
Ce proche de l’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard n’a obtenu ce résultat qu’au prix d’un bras de fer avec les pilotes, qui pourront être à l’avenir embauchés à un salaire inférieur d’un tiers au niveau actuel.
Chez le constructeur automobile Renault, l’émoi suscité par l’annonce faite le 27 février de la fermeture de l’usine de Vilvorde (Belgique), qui emploie 3.100 personnes, a fait réagir pour la première fois à l’échelle européenne les salariés du groupe contrôlé par l’Etat français, qui prévoit aussi la suppression de 2.764 emplois en France en 1997.
Son patron Louis Schweitzer a défendu cette réduction d’effectifs et la fermeture de l’usine belge, critiquée jusque dans les rangs de la droite française, déclarant qu’ «il n’y a, malheureusement, pas 36 façons de gérer une entreprise».
«Très franchement, patron de gauche, je ne vois pas très bien ce que ça veut dire», ajoute cet ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius, premier ministre socialiste de 1984 à 1986.
Le cas de Renault comme celui d’Air France, ou celui du secteur bancaire qui a fait l’objet d’un rapport remis au premier ministre Alain Juppé préconisant sa restructuration en profondeur, sont restés largement ignorés dans la campagne électorale.
PARIS, 19 Mai (AFP). —Des conflits sociaux se poursuivent en France sans retentissement sur la campagne pour les législatives, notamment chez Renault et Air France, deux entreprises emblématiques d’un secteur public de plus en plus exposé à la concurrence internationale.Une grève larvée de pilotes de la compagnie intérieure Air France Europe est engagée depuis le 25 avril pour l’obtention des meilleures conditions d’harmonisation de leurs statuts avec ceux d’Air France, avant la fusion cet automne des deux compagnies, prélude à la privatisation de la compagnie aérienne l’année prochaine. Deux syndicats de pilotes ont déposé de nouveaux préavis de grève de quatre jours à partir de mardi à Air France et Air France Europe.Sentant le moment propice, les contrôleurs de train ont déclenché une grève depuis...