Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le PSG, déçu, se tourne vers l'avenir

PARIS, 15 Mai (Reuter). — Navré de voir son précieux trophée évanoui, le Paris Saint-Germain pourra toujours se consoler en se disant qu’il a été à la hauteur et que d’autres défis passionnants l’attendent.
Barcelone était donné largement favori de cette finale de la Coupe des coupes mais les Parisiens ont fait mieux que résister et, avec un peu de réussite, auraient pu l’emporter.
Hors-jeu d’un rien, ou peut-être même pas, alors qu’il était en situation de but, auteur ensuite d’un tir renvoyé par le poteau, Patrice Loko restera comme le héros malheureux de la rencontre.
«Je me suis appliqué sur l’action mais, malheureusement, ça frappe le poteau», a-t-il expliqué. «C’est dommage, je pense qu’on pouvait les mettre en difficulté».
Dans le camp d’en face, Ronaldo a eu plus de chance. Muselé par Bruno Ngotty pendant le plus clair de la partie, il obtint un penalty à la 37e minute quand le défenseur parisien, pour une fois débordé, le faucha, et ce fut l’unique but du match.
En quittant la pelouse de Rotterdam, Paul Le Guen, auteur d’une prestation impeccable, eut un geste vers les 15.000 supporters parisiens en s’efforçant de leur sourire. Mais le cœur n’y était pas.
«Il faut admettre la défaite mais on pouvait espérer mieux», soupirait-il peu après. «On a bien su réagir après le but et on a fait une bonne deuxième mi-temps. On perd face à une bonne équipe de Barcelone mais on a des regrets, c’est vrai».
Un sentiment partagé par le président délégué du PSG, Michel Denisot: «On a fait un très bon match et on pouvait gagner», a-t-il dit. «On a su se créer des occasions et on méritait au moins le match nul pour disputer les prolongations. Ça fait de la peine de voir partir cette coupe. On aurait bien aimé la garder».

Cap sur la Ligue
des champions

Pour pas grand-chose, le Paris Saint-Germain a tout raté cette saison. Incapable de contrarier l’élan de son rival monégasque en championnat, il aura cru jusqu’au bout pouvoir conserver son titre européen avant de buter sur le dernier obstacle.
Un effectif vieillissant et un inquiétant passage à vide à mi-parcours expliquent partiellement l’échec. Mais mercredi, c’est une équipe solide et digne de figurer dans le gratin européen qui s’est inclinée.
«On ne dispute pas cinq demi-finales de Coupe d’Europe de suite par hasard», a souligné Michel Denisot, qui pense d’ores et déjà à la saison prochaine.
La place de dauphin synonyme de participation à la Ligue des champions est pratiquement acquise et les négociations vont bon train pour s’attirer des renforts.
Le club de la capitale, fort d’un budget revu à la hausse, est sur le point de conclure un accord avec l’attaquant lyonnais Florian Maurice. Quant à Rai et Leonardo, sans conteste deux pièces maîtresses de l’édifice parisien, ils ont affirmé tous deux leur envie de rester.
Dépouillé, le PSG n’est pas pour autant moribond. Le cuisant revers 6-1 infligé par la Juventus en finale de la Supercoupe en début de saison n’est plus qu’un lointain souvenir et le fossé qui séparait mercredi les hommes de Ricardo de Barcelone, authentique grand d’Europe, n’était pas si profond.
Depuis l’arrivée de Canal-Plus en 1991, Paris s’ancre dans l’élite européenne et ne cesse d’y progresser. Barcelone, après tout, est d’un autre calibre que le Rapid de Vienne, que les Parisiens avaient dominé lors de la finale de l’an dernier.
«Je crois que c’était la plus somptueuse affiche de tous les temps pour un club français», a déclaré Michel Denisot après l’affrontement contre Barcelone, en oubliant peut-être un peu vite un certain OM-Milan AC, un soir de mai 1993 à Munich.
Il n’empêche, Paris figure désormais dans le peloton de tête des équipes européennes mais se doit, pour y rester, d’atteindre ses objectifs. L’an prochain, il s’agira de remporter la Ligue des champions, pas moins.
PARIS, 15 Mai (Reuter). — Navré de voir son précieux trophée évanoui, le Paris Saint-Germain pourra toujours se consoler en se disant qu’il a été à la hauteur et que d’autres défis passionnants l’attendent.Barcelone était donné largement favori de cette finale de la Coupe des coupes mais les Parisiens ont fait mieux que résister et, avec un peu de réussite, auraient pu l’emporter.Hors-jeu d’un rien, ou peut-être même pas, alors qu’il était en situation de but, auteur ensuite d’un tir renvoyé par le poteau, Patrice Loko restera comme le héros malheureux de la rencontre.«Je me suis appliqué sur l’action mais, malheureusement, ça frappe le poteau», a-t-il expliqué. «C’est dommage, je pense qu’on pouvait les mettre en difficulté».Dans le camp d’en face, Ronaldo a eu plus de chance. Muselé par...