En grand apparat, revêtue de tous les insignes de la royauté, la reine, arrivée en carrosse au palais de Westminster, énonçait 22 projets de loi devant les députés — dont 418 du Labour — Lords et diplomates réunis pour l’occasion dans la Chambre des Lords.
Un gouvernement
«new style»
Après dix-huit ans de règne conservateur, le nouveau pouvoir a annoncé dès les premières lignes du discours son intention de gouverner «au profit de la nation tout entière».
Reprenant les termes de son programme électoral, le Labour a fait de l’éducation sa «première priorité», annonçant des projets de loi pour réduire la taille des classes des écoles primaires et sanctionner les établissements aux mauvais résultats. L’éducation a été le premier dossier abordé par la reine, rupture d’une tradition qui voulait que les affaires étrangères ouvrent le discours.
Les projets d’autonomie en Écosse et au Pays de Galles ont aussi été lancés, avec l’organisation d’un référendum dans ces deux régions. Les Londoniens aussi seront soumis à un référendum pour décider de l’élection d’un maire.
L’indépendance partielle de la Banque d’Angleterre, le prélèvement d’un impôt exceptionnel sur les entreprises privatisées pour financer formation et embauche de 250.000 jeunes, l’instauration d’un salaire minimum et un nouveau partenariat entre Etat et entreprises figurent également au programme législatif.
Le gouvernement a également l’intention d’interdire la publicité sur le tabac et de lancer une réflexion sur le financement des partis politiques. Le nouveau Cabinet assure en outre que le «plan d’attaque fondamental» contre le chômage des jeunes serait détaillé dans le prochain budget, que le chancelier de l’Echiquier Gordon Brown présentera au Parlement d’ici au début du mois de juillet.

