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Actualités - Chronologie

Législatives françaises : droite et gauche

PARIS, 14 Mai (Reuter). — La majorité RPR-UDF et le Parti socialiste promettent une importante réforme fiscale au lendemain des élections législatives mais les deux camps restent relativement flous sur le coût des mesures.
A droite comme à gauche, on estime que le travail est trop fiscalisé par rapport au capital en France mais les moyens proposés pour y remédier sont diamétralement opposés.
La gauche préconise un rééquilibrage en taxant davantage les revenus financiers et en supprimant des niches fiscales. La droite prône principalement une baisse de l’impôt sur le revenu.
Les deux camps proposent aussi une baisse des cotisations sociales pesant les salaires par un transfert vers la Contribution sociale généralisée (CSG) à base plus large.
Alain Juppé, premier ministre et président du RPR, a expliqué que le transfert envisagé par la majorité serait «d’un peu plus de deux points» par rapport au taux actuel de 3,40%.
Il a reproché au PS d’envisager une CSG à 8%, ce qui, selon lui, «serait très excessif». Les socialistes veulent une CSG «élargie et réformée (qui) sera substituée à toutes les cotisations salariales maladie». le taux serait de 7,9%.
Dans leur plate-forme commune, le RPR et l’UDF s’engagent à baisser impôts et charges, qui «étouffent l’économie». Ils promettent de poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu (75 milliards de FF sur cinq ans) et d’engager une réforme de la taxe professionnelle. Ils préconisent en outre une détaxation des investissements en fonds propres dans les PME, artisanales ou commerciales, réalisés par leurs exploitants.
Enfin, ils proposent de signer un pacte de modération de la fiscalité locale entre l’Etat et les collectivités locales.
Le RPR et l’UDF veulent aller plus loin dans la baisse des impôts sur la création et la transmission de PME.
Ces mesures seront engagées «soit dans les 40 premiers jours, soit dans les six premiers mois, pour alléger le poids qui pèse sur ceux qui travaillent dans notre pays», a déclaré Alain Juppé, à la radio Europe-1.
A droite, certaines voix s’élèvent pour réclamer un effort supplémentaire. Le sénateur RPR Philippe Marini, proche du libéral Alain Madelin, estime que dans le cadre d’une harmonisation fiscale européenne, le gouvernement doit alléger le coût du travail pour les entreprises.

Impôt «plus juste»

Il évoque également un allègement de l’ISF pour les actionnaires minoritaires acceptant de faire partie d’un pacte de contrôle et de conserver leurs titres pendant cinq ans.
L’ancien ministre RPR du Budget Nicolas Sarkozy a réclamé pour sa part une diminution de moitié des droits de mutation qui, selon lui, «sont les plus élevés d’Europe».
Dans son programme, le Parti socialiste promet pour sa part de «rendre l’impôt plus juste» avec notamment une stabilisation puis une diminution des prélèvements obligatoires.
PARIS, 14 Mai (Reuter). — La majorité RPR-UDF et le Parti socialiste promettent une importante réforme fiscale au lendemain des élections législatives mais les deux camps restent relativement flous sur le coût des mesures.A droite comme à gauche, on estime que le travail est trop fiscalisé par rapport au capital en France mais les moyens proposés pour y remédier sont diamétralement opposés.La gauche préconise un rééquilibrage en taxant davantage les revenus financiers et en supprimant des niches fiscales. La droite prône principalement une baisse de l’impôt sur le revenu.Les deux camps proposent aussi une baisse des cotisations sociales pesant les salaires par un transfert vers la Contribution sociale généralisée (CSG) à base plus large.Alain Juppé, premier ministre et président du RPR, a expliqué que le...