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Actualités - Chronologie

Un groupe de presse demande des indemnités à Ciller

ANKARA, 13 Mai (AFP). — L’une des plus importantes sociétés de presse, le groupe Aydin Dogan, a annoncé mardi sa décision de poursuivre en justice le ministre des Affaires étrangères Tansu Ciller pour «diffamation» et de réclamer une indemnité de 7,3 millions de dollars.
Lors d’une réunion publique samedi à Istanbul, Mme Ciller avait accusé deux groupes de presse les plus importants de Turquie de «soutenir les cartels de grandes entreprises» et de «faire l’éloge d’un coup d’Etat militaire». Elle les avait également accusés «d’avoir utilisé de grandes quantités de crédits» octroyés par l’Etat pour leurs activités de presse.
Ces deux groupes, Aydin Dogan et celui de Sabah, avaient riposté en accusant Mme Ciller de «mentir» et de «déformer les chiffres».
«Tansu Ciller (...) a tenté de réduire le prestige de notre groupe», écrivent notamment, mardi dans un éditorial publié à la «une», les quotidiens «Hurriyet» et «Milliyet» du groupe Aydin Dogan.
Au cours des derniers mois, «Hurriyet» et «Milliyet» ont sévèrement critiqué la ligne islamiste adoptée par le gouvernement de coalition islamo-conservatrice du premier ministre Necmettin Erbakan, dont Mme Ciller est partenaire.
Les locaux de «Hurriyet» à Istanbul avaient été attaqués lundi matin par un extrémiste pro-islamiste qui avait blessé une personne avant d’être arrêté par la police.
Mardi, «Hurriyet» a attribué cette attaque à main armée à la «campagne de diffamation visant les médias et menée par Mme Ciller».
Par ailleurs, le quotidien «Sabah» du groupe du même nom, qui soutenait Mme Ciller jusqu’il y a plusieurs mois «en tant qu’unique leader du centre-droit turc» contre son rival Mesut Yilmaz, chef du Parti de la mère patrie (Anap, droite), a accusé mardi Mme Ciller «d’avoir l’ambition pour le pouvoir».
«L’Histoire ne pardonnera pas Mme Ciller», titre à la une «Sabah». «La Turquie traverse la période la plus tendue de son histoire de la république en raison du Refah (Parti islamiste de la prospérité, du premier ministre Necmettin Erbakan) qui a accédé au pouvoir grâce à l’ambition de Mme Ciller», écrit «Sabah».
Mme Ciller avait exclu toute idée de partenariat avec le Refah lors de la campagne des législatives de décembre 1995. Mais elle avait fini par créer une coalition gouvernementale fin juin 1996 avec les islamistes du Refah, à l’issue de l’échec d’une alliance gouvernementale avec l’Anap, fondée en mars 1996 et effondrée trois mois plus tard.
La mise en cause depuis plusieurs mois par des porte-parole du Refah du caractère laïc de l’Etat turc, a créé une tension, notamment entre le Refah et l’armée qui lui reproche une dérive vers le fondamentalisme et souhaite voir le parti islamiste évincé du pouvoir.
ANKARA, 13 Mai (AFP). — L’une des plus importantes sociétés de presse, le groupe Aydin Dogan, a annoncé mardi sa décision de poursuivre en justice le ministre des Affaires étrangères Tansu Ciller pour «diffamation» et de réclamer une indemnité de 7,3 millions de dollars.Lors d’une réunion publique samedi à Istanbul, Mme Ciller avait accusé deux groupes de presse les plus importants de Turquie de «soutenir les cartels de grandes entreprises» et de «faire l’éloge d’un coup d’Etat militaire». Elle les avait également accusés «d’avoir utilisé de grandes quantités de crédits» octroyés par l’Etat pour leurs activités de presse.Ces deux groupes, Aydin Dogan et celui de Sabah, avaient riposté en accusant Mme Ciller de «mentir» et de «déformer les chiffres».«Tansu Ciller (...) a tenté de réduire...