Mercredi soir à Rotterdam, les deux hommes seront face à face en finale de la Coupe des Coupes, portant sur leurs épaules le poids des espoirs du Paris SG et de Barcelone.
Du coup, ce choc entre le tenant du titre et le grand club catalan, revanche d’un quart de finale de Ligue des champions 1995 que les Parisiens avaient remporté, est présenté partout comme un duel entre Brésiliens.
«Nous ne nous sommes affrontés qu’une fois dans le passé. Ronaldo jouait à Cruzeiro et moi à Sao Paulo. Nous avons fait match nul 1-1 et nous avions marqué l’un et l’autre», se souvient Leonardo.
«Sinon, nous avons toujours joué ensemble avec le Brésil. C’est mieux comme ça», poursuit le meneur de jeu parisien avec un sourire.
Car Leonardo sait bien quel poison peut être son jeune compatriote. Avec un entraîneur et un autre meneur de jeu également brésiliens, Ricardo et Rai, le PSG sait également à quoi s’attendre et c’est un véritable dispositif anti-Ronaldo qui sera mis en place mercredi.
«Ce sera intéressant: la première fois que cinq Brésiliens jouent une finale de coupe d’Europe. Quatre joueurs et un entraîneur», se réjouit Leonardo.
Osons
en plus des trois Parisiens, qui tenteront de permettre au PSG de devenir le premier club à conserver la C2 depuis son lancement en 1960, en plus de Ronaldo, Viovanni pourrait également évoluer en milieu de terrain au Barça, qui a remporté à trois reprises cette Coupe des Coupes. Si Ricardo s’en tient au système qui a donné les meilleurs résultats cette saison, Leonardo devrait être associé en attaque à Patrice Loko, avec le soutien créatif en milieu offensif de Rai. L’ancien capitaine de l’équipe du Brésil a particulièrement impressionné les espions catalans, qui voient en lui le joueur à surveiller en priorité.
Rai n’en a cure. Il veut surtout voir ses coéquipiers prendre leur chance: «Le danger, c’est de trop respecter Barcelone. Pour gagner, nous devons oser», dit-il.
Il se dit d’ailleurs surpris par les progrès fulgurants de Ronaldo depuis qu’ils faisaient équipe dans l’équipe victorieuse de la Coupe du monde 1994.
«Il ne doute pas, c’est un joueur naturel, voilà ses principales forces. S’il continue comme ça, il va certainement devenir l’un des grands phénomènes de l’histoire du football», assure-t-il.
Ronaldo a déjà inscrit 32 buts cette saison pour Barcelone, le dernier en date samedi contre le Real Madrid en championnat.
Pour une fois, trois des ses compatriotes espèrent qu’il n’en marquera pas d’autre.

