«Les vagues de privatisations offrent des occasions considérables de corruption», notamment en Europe de l’Est, relève le document.
La libéralisation des échanges à l’échelle mondiale facilite les transactions financières illégales et permet à la criminalité organisée de prospérer, cette dernière «ne pouvant opérer qu’en ayant recours à la corruption».
Le rapport estime qu’aucun système politique «n’est complètement à l’abri de la corruption». «Des scandales d’ampleur équivalente ont affecté dernièrement aussi bien les pays en développement que les pays industriels», écrit-il.
Selon le document, la corruption sévit aussi bien chez les hauts fonctionnaires et les dirigeants d’un pays (obtentions de pots-de-vin, financements illicites de partis et d’organisations politiques) que parmi les chefs d’entreprises qui pratiquent des ententes illicites aux dépens de leurs clients publics ou privés.
Elle frappe aussi les détenteurs d’un savoir exclusif qui monnayent leurs services au prix fort, par exemple des physiciens ou des personnels travaillant dans l’industrie de défense.
Le rapport a été publié à l’occasion de la session annuelle (28 avril – 9 mai) de la Commission sur la prévention du crime et la justice pénale, un organisme de l’ONU créé en 1992 et rassemblant 40 pays dont le secrétariat est à Vienne.
Lors d’une conférence de presse, un fonctionnaire de la commission, Dimitrios Vlassis, a jugé que le problème de la corruption «affectait l’ensemble de l’économie mondiale» mais était «du fait même de sa nature clandestine impossible à quantifier».

