«Grâce à Dieu, ce commerce est toujours florissant malgré l’âpre concurrence, compensée heureusement par une forte demande, en particulier de la communauté indienne», indique Kanj qui s’adonne à ce commerce depuis plus de vingt ans dans la capitale fédérale des Emirats arabes unis.
«Les Indiens apprécient l’or. Ils en ramènent de grandes quantités chez eux. Sur cinq clients, deux sont des Indiens», ajoute-t-il.
Les Emirats figurent parmi les plus grands investisseurs dans le métal jaune proportionnellement au nombre d’habitants de ce riche pays pétrolier du Golfe.
Selon des statistiques du Conseil mondial de l’or (World Gold Concil, WGC), la consommation annuelle d’or par habitant y est d’environ 30 grammes, soit la plus élevée au monde. L’Arabie Séoudite, géant pétrolier, occupe la deuxième place, avec 19 grammes par an.
L’émirat de Dubaï, qui s’est imposé comme la plaque tournante commerciale du Golfe, a été sacré en 1996 le deuxième plus grand centre mondial pour le commerce de l’or, derrière Singapour. Ses importations avaient atteint près de 350 tonnes, contre 318 tonnes en 1995.
Selon des sources officielles, la montée du commerce de l’or dans les Emirats est due notamment à la décision des autorités indiennes d’alléger les restrictions sur l’importation du métal jaune. En 1996, l’Inde a fixé à 10 kg la quantité d’or que ses ressortissants peuvent ramener de l’étranger, contre 5 kg auparavant.
Selon des chiffres du WGC, près de 75% des importations d’or de Dubaï sont réexportées vers l’Inde alors que le reste est destiné au marché local, ainsi qu’à des pays voisins comme l’Arabie Séoudite, le Koweit, l’Iran, le Pakistan et les républiques de l’ex-URSS.

