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Actualités - Chronologie

L'allongement de l'espérance de vie, défi du XXIe siècle pour l'OMS

GENEVE (ONU), 4 Mai (AFP). — L’allongement de l’espérance de vie «va entraîner des épidémies de maladies comme le cancer et les cardiopathies et un énorme accroissement des souffrances qui accablent l’humanité», prévient l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport annuel publié à Genève.
«Il faut de toute urgence trouver les moyens d’alléger ce fléau à venir, car l’allongement de l’espérance de vie, objectif souhaitable, doit aussi s’accompagner d’une espérance de santé», constate l’OMS.
Les maladies chroniques dans le monde industrialisé frappent essentiellement au dernier stade de la vie et vont être plus répandues au fur et à mesure que la vie se prolonge.
Dans le combat pour la santé au XXIe siècle, les affections chroniques et les maladies infectieuses sont ainsi «un double ennemi qu’il faudra combattre simultanément à l’échelle mondiale», prévient l’agence onusienne.
Les maladies infectieuses sont à l’origine de 17,3 millions de décès et les affections chroniques ont tué 24 millions de personnes en 1996, soit près de la moitié du total des 52 millions de décès, toutes causes confondues, recensés dans le monde.
«Gardons-nous de négliger les maladies infectieuses, sinon elles nous le ferons payer cher», indique le directeur général de l’organisation évoquant «les leçons du sida, de la tuberculose ou du choléra», auxquelles succombent des millions de malades alors que la médecine a su faire reculer d’autres épidémies.
Les infections respiratoires (3,9 millions de morts) et la tuberculose (3 millions) sont les maladies transmissibles les plus meurtrières.
Elles précédent la diarrhée avec 2,5 millions de décès, le paludisme avec 2,1 millions, le sida (1,5) et l’hépatite B (1,2).
«Mais, ajoute le Dr Hiroshi Nakajima, nous ne pouvons pas non plus ignorer la somme croissante de souffrances dues aux maladies non transmissibles comme le cancer, les anomalies endocriniennes et métaboliques, les troubles mentaux qui frappent des centaines de millions de personnes à travers le monde».
6,3 millions de personnes sont mortes d’un cancer en 1996 et 7,2 millions de cardiopathies coronariennes, les deux maladies les plus meurtrières.

Campagne internationale soutenue

Ces maladies ne peuvent pas encore être guéries mais beaucoup sont évitables, affirme-t-il.
L’OMS veut ainsi lancer «une campagne internationale soutenue» pour encourager une alimentation équilibrée, plus d’exercice physique et moins de tabagisme.
Le tabac est à l’origine d’un cas de cancer sur sept et il contribue à 3 millions de morts par an, soit 6 pour cent de l’ensemble des décès.
On a enregistré également en 1996 quatre millions de décès maternel, périnatals et néonatals ainsi que 6 millions de morts par accidents, actes de violence, homicides, suicides ou dus à des causes indéterminées.
Les «plus de 65 ans» passeront en 25 ans de 380 à 690 millions ce qui entraînera une recrudescence de l’arthrose ou de l’ostéoporose.
Le nombre de diabétiques passera dans le même temps de 135 à 300 millions.
La maladie d’Alzheimer risque de devenir une des principales causes d’incapacité chez les personnes âgées.
Dans 25 ans, il y aura chaque année 15 millions de personnes atteintes d’un cancer contre une dizaine de millions par an actuellement. La hausse sera de 40% dans les pays industrialisés et de 100% dans les pays en développement, de plus en plus plus exposés aux «maladies d’abondance».
Le rapport constate cependant un recul des cancers du poumon chez les hommes aux Etats-Unis, en Finlande ou au Royaume-Uni «où le tabagisme avait débuté mais a depuis dépassé son pic». Il est par contre la cause de décès «par cancer» la plus courante chez les Américaines et on prévoit qu’il augmente de 33% chez les Européennes d’ici 2005.
Deuxième type de cancer le plus courant dans le monde, celui de l’estomac est en diminution constante.
Le cancer colorectal s’accroît dans des pays en développement et 55% des cas de cancer du foi dans le monde sont enregistrés en Chine. Trois cancers de la bouche sur quatre surviennent dans les pays en développement.
Il en est de même pour les cancers du col utérin, dont 85% se développent dans le tiers-monde.
Le rapport fait par ailleurs état de près d’un demi-milliard de personnes souffrant de démence, d’épilepsie et d’autres troubles mentaux.
GENEVE (ONU), 4 Mai (AFP). — L’allongement de l’espérance de vie «va entraîner des épidémies de maladies comme le cancer et les cardiopathies et un énorme accroissement des souffrances qui accablent l’humanité», prévient l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport annuel publié à Genève.«Il faut de toute urgence trouver les moyens d’alléger ce fléau à venir, car l’allongement de l’espérance de vie, objectif souhaitable, doit aussi s’accompagner d’une espérance de santé», constate l’OMS.Les maladies chroniques dans le monde industrialisé frappent essentiellement au dernier stade de la vie et vont être plus répandues au fur et à mesure que la vie se prolonge.Dans le combat pour la santé au XXIe siècle, les affections chroniques et les maladies infectieuses sont ainsi «un double...