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Actualités - Chronologie

Les ouvriers palestiniens reviennent en Israël

JERUSALEM, 30 Avril (AFP). — Israël a levé mercredi presque totalement le bouclage des territoires palestiniens appliqué depuis cinq semaines, sans pour autant donner la moindre impulsion à un processus de paix au point mort.
Officiellement, on a annoncé côté israélien que 28.000 ouvriers palestiniens de Cisjordanie et 27.000 autres de la bande de Gaza avaient été autorisés à revenir travailler en Israël.
Un responsable de l’Autorité palestinienne chargé des questions de l’emploi, M. Saïd Mudalal, a indiqué pour sa part que 29.000 Palestiniens s’étaient effectivement rendus mercredi en Israël. Selon lui, l’Etat hébreu n’a pour le moment distribué que 34.000 permis de travail au total.
Quelque 70.000 travailleurs palestiniens avaient été réduits au chômage par le bouclage sur la Cisjordanie et la bande de Gaza imposé après un attentat-suicide commis par un Palestinien le 21 mars dans un café de Tel-Aviv, qui avait fait 3 morts.
Seuls les Palestiniens, âgés de plus de 30 ans et mariés, ont été autorisés à revenir travailler. En revanche, les 15.000 Palestiniens, qui disposent d’un permis de travail mais sont âgés de moins de 30 ans restent interdits de séjour, a précisé un porte-parole de l’administration militaire israélienne Hanan Rubin.
«Ces restrictions sont imposées car les terroristes sont en général âgés de moins de 30 ans et célibataires», a ajouté M. Rubin.
Le porte-parole a également reconnu que les Palestiniens éprouvaient de plus en plus de difficultés à trouver un emploi en raison de la concurrence des immigrés.

Conséquences
désastreuses

Depuis trois ans, Israël a fait appel à 100.000 étrangers, notamment des Thaïlandais et des Roumains, pour remplacer les Palestiniens. A ce chiffre, il faut ajouter près de 100.000 étrangers employés au noir, selon les estimations du ministère du Travail.
Un Palestinien ne peut obtenir un permis de travail que si un employeur israélien dépose une demande nominale auprès de l’administration militaire israélienne et des services de l’Emploi de l’Autorité palestinienne.
«Un Palestinien n’a pas le droit de se promener librement dans les villes israéliennes pour chercher un emploi par exemple», a poursuivi le porte-parole militaire.
Les bouclages à répétition imposés depuis des années par Israël ont des conséquences désastreuses. Selon un récent rapport de l’ONU, ces blocus se sont soldés par un manque à gagner de six milliards de dollars de 1992 à 1996 pour l’économie palestinienne.
Le Produit national brut (PNB) de la Cisjordanie et de la bande de Gaza a chuté de 8,6% en 1996, année où les territoires ont été bouclés presque continuellement. Les bouclages ont provoqué une diminution nette de 36% du PNB par habitant des territoires: de 2.700 dollars en 1992, il est tombé à 1.700 USD l’an dernier.
Un syndicaliste palestinien, M. Hussein Fuqaha, a souligné que le nombre réel de travailleurs palestiniens employés en Israël était «très inférieur à celui officiellement annoncé par Israël». «En fait, le bouclage n’est que partiellement levé, alors qu’il devrait l’être totalement», a-t-il ajouté.
Le secrétaire général du cabinet palestinien Ahmed Abdel Rahmane a déclaré que «les choses ne peuvent pas être normales tant que la politique de colonisation continuera sur la colline de Abou Ghneim». Le fonctionnaire palestinien faisait allusion à la mise en chantier, le 18 mars, d’un nouveau quartier juif, Har Homa, sur cette colline à Jérusalem-Est annexée et laissait entendre que la levée du bouclage n’influerait pas, pour le moment, sur le processus de paix en panne.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu une nouvelle fois tout arrêt de la colonisation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie, condition posée par les autorités palestiniennes pour une reprise des négociations bilatérales.
JERUSALEM, 30 Avril (AFP). — Israël a levé mercredi presque totalement le bouclage des territoires palestiniens appliqué depuis cinq semaines, sans pour autant donner la moindre impulsion à un processus de paix au point mort.Officiellement, on a annoncé côté israélien que 28.000 ouvriers palestiniens de Cisjordanie et 27.000 autres de la bande de Gaza avaient été autorisés à revenir travailler en Israël.Un responsable de l’Autorité palestinienne chargé des questions de l’emploi, M. Saïd Mudalal, a indiqué pour sa part que 29.000 Palestiniens s’étaient effectivement rendus mercredi en Israël. Selon lui, l’Etat hébreu n’a pour le moment distribué que 34.000 permis de travail au total.Quelque 70.000 travailleurs palestiniens avaient été réduits au chômage par le bouclage sur la Cisjordanie et la bande de...