Dans une interview à la revue spécialisée «Middle East Economic Survey» (MEES) paraissant lundi à Nicosie, M. Rachid a ajouté que «plusieurs accords seront signés cette année».
M. Rachid, qui était interrogé à Rome où il était en visite la semaine dernière, n’a toutefois pas précisé les noms de ces compagnies.
Selon le responsable irakien, la conclusion de ces accords a été rendue possible par la nouvelle politique pétrolière irakienne fixée en accord avec «la direction politique et le Conseil national (parlement) sur les conditions économiques (régissant ces accords) et les programmes d’exécution».
En novembre dernier, le parlement irakien avait entériné un accord conclu avec la compagnie chinoise CNPC portant sur le développement et l’exploitation, pendant 26 ans, du gisement pétrolier d’al-Ahdab situé à 180 km au sud de Bagdad.
M. Rachid avait déclaré début avril à l’AFP que son pays allait conclure très prochainement l’accord pétrolier avec la Chine.
L’Irak avait conclu le 21 mars un accord avec la compagnie russe Lukoil pour le développement du champ de Qurna (sud), d’un montant de quelque 3,5 milliards de dollars. Selon Moscou, cet accord ne va pas à l’encontre de l’embargo de l’ONU.
Selon le MEES, ces accords prévoient un partage de la production entre l’Irak et les compagnies internationales.
La revue spécialisée a indiqué qu’un accord avec le groupe pétrolier italien ENI avait atteint «un stade très avancé». Cet accord d’une durée de 23 ans porte sur le développement du champ de Nassiriyah (sud de l’Irak) dont la capacité de production peut atteindre 300.000 barils par jour. AGIP, filiale de l’ENI, va investir 2 milliards de dollars pour développer ce gisement, a ajouté la revue, affirmant que l’Irak compte signer également des accords similaires avec les françaises total et Elf Aquitaine.
Le ministre irakien s’est déclaré optimiste sur la perspective de levée des sanctions imposées à l’Irak depuis son invasion du Koweit en 1990, dont un embargo pétrolier, estimant que «la situation s’améliore en faveur de l’Irak» à mesure que le dossier sur le désarmement se règle.
L’ONU impose à l’Irak de se débarrasser totalement de son arsenal d’armes de destruction massive avant d’envisager la levée des sanctions.

