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Actualités - Chronologie

Baker termine sa tournée au Sahara occidental sur une note d'espoir (photo)

CAMP DE REFUGIES SMARA (Algérie), 28 Avril (AFP). — Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, James Baker, a laissé entrevoir une note d’espoir dans le conflit du Saharis occidental après sa rencontre avec les dirigeants sahraouis au camp de réfugiés de Smara dans le désert de Tindouf (sud-ouest algérien).
Dernière étape de sa tournée dans la région pour tenter de débloquer le processus d’autodétermination de cette ancienne colonie espagnole, M. Baker a déclaré à la presse que la solution de ce conflit était «bien sûr ardue mais pas sans espoir».
Il a souligné que tous ses interlocuteurs lors de sa tournée au Maroc, en Algérie, en Mauritanie et chez les Sahraouis avaient apporté «un soutien total» à sa mission confiée en mars dernier par l’ONU. Il a cependant ajouté qu’il était «trop tôt pour se prononcer» mais que tous veulent «une solution juste et pacifique».
Après cinq heures d’entretiens avec les dirigeants du Front Polisario, le mouvement de libération du Sahara occidental, l’ancien secrétaire d’Etat américain a annoncé la décision des Sahraouis de libérer 85 des quelque 2.000 prisonniers de guerre marocains capturés lors des 18 ans de guerre avant le cessez-le-feu de 1991. Il a salué ce «geste humanitaire et généreux» du président Mohamed Abdelaziz de la République arabe sahraouie démocratique (RASD — autoproclamée en 1976).
Selon le Polisario, le Maroc qui «occupe» les deux tiers du territoire, notamment toute la frange côtière et les importants gisements de phosphates de Boucraa, ne détient qu’un seul prisonnier sahraoui.
M. Baker a précisé qu’il était venu faire une «nouvelle évaluation de la situation» dans la région pour lui permettre de répondre à deux questions: le plan de règlement de l’ONU de 91 peut-il être «raisonnablement mis en œuvre»? sinon «quelle nouvelle initiative doit-être prise»?

Liesse

Il a été accueilli au camp de Smara par une foule en liesse persuadée que cette fois, grâce à lui, l’ONU, fort déconsidérée ces dernières années par les Sahraouis, parviendra à sortir le conflit de l’impasse.
L’ONU a proposé un référendum sur ce territoire portant sur son intégration au Maroc ou son indépendance, mais la consultation a été reportée à plusieurs reprises depuis 92 en raison de divergences entre les deux parties sur les critères d’identification des électeurs appelés à voter.
Le processus référendaire a été suspendu il y a un an et le mandat de la mission des Nations Unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso-environ 200 hommes) expire le 31 mai. M. Baker doit remettre un rapport au secrétaire général de l’ONU avant cette date.
Les quelque 40.000 réfugiés du camp Smara, pris dans une tempête de sable, lui ont réservé dimanche un accueil haut en couleur, au son des youyous des femmes, maquillées de bleu, enveloppées dans leurs boubous multicolores ou dans de grands châles noirs et indigos. Des centaines d’enfants agitaient des colombes en papier en signe de paix.
«Indépendance», «Non à l’agression marocaine», «Une Minurso sans crédibilité = complicité»: la foule a scandé les slogans agitant les drapeaux sahraouis rouge, vert, noir et blanc frappés du croissant et de l’étoile rouge.
Smara est un des quatre camps sahraouis situés près de Tindouf, dans un territoire concédé par l’Algérie. Ces camps baptisés au nom des principales villes du Sahara occidental «occupées» par le Maroc (Smara, el-Ayoun, Dakhla, Ausert) abritent entre 160 et 175.000 réfugiés.
De source Polisario, au moins 15.000 hommes de l’APLS sont cantonnés dans les «territoires libérés» où vivent près de 30.000 sahraouis en partie nomades.
CAMP DE REFUGIES SMARA (Algérie), 28 Avril (AFP). — Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, James Baker, a laissé entrevoir une note d’espoir dans le conflit du Saharis occidental après sa rencontre avec les dirigeants sahraouis au camp de réfugiés de Smara dans le désert de Tindouf (sud-ouest algérien).Dernière étape de sa tournée dans la région pour tenter de débloquer le processus d’autodétermination de cette ancienne colonie espagnole, M. Baker a déclaré à la presse que la solution de ce conflit était «bien sûr ardue mais pas sans espoir».Il a souligné que tous ses interlocuteurs lors de sa tournée au Maroc, en Algérie, en Mauritanie et chez les Sahraouis avaient apporté «un soutien total» à sa mission confiée en mars dernier par l’ONU. Il a...