Il affirme que la dimension économique et commerciale de l’Union économique et monétaire (UEM) sera «comparable à celle des Etats-Unis et supérieure à celle du Japon».
Ce document reconnaît que la «transformation de l’euro en grande monnaie internationale se fera de manière graduelle, mais sera relativement importante dans les pays qui ont des liens étroits avec les Etats membres participant à l’UEM».
Il insiste sur la nécessité du respect des critères de convergence pour «accroître la confiance dans la politique de stabilité de la BCE (Banque centrale européenne)», qui sera créée avec l’avènement de l’euro en 1999.
L’évolution à plus long terme de la monnaie européenne «dépendra des développements et des politiques économiques de l’Union européenne et de ses partenaires». Cependant, note la Commission, «l’UEM renforcera l’économie européenne» et «encouragera la mise en œuvre d’un dosage équilibré de politiques économiques et le maintien des taux d’intérêt à un niveau peu élevé».
La Commission note que l’euro s’imposera d’abord comme monnaie de facturation avant de devenir une importante monnaie de réserve.
Commentaire de Monory
De son côté, le président du Sénat français, René Monory, considère que l’euro devra être réalisé par au moins huit à dix pays au départ.
Pour préparer la mise en place de la monnaie unique, il était nécessaire, selon lui, l’avancer la date du scrutin législatif en France.
«Si on avait attendu 1998, on aurait d’abord été très affaibli vis-à-vis de nos partenaires. L’euro, ça se passera de la façon suivante. Il faut qu’on le fasse au moins à 8 ou 10 au départ. Or, a-t-il souligné, quand on lit aujourd’hui les statistiques pour les uns et pour les autres, il est clair que tout le monde n’est pas tout à fait prêt».
«Il y aura donc une grande discussion, on sera obligé de faire des efforts pour que tel ou tel puisse entrer. Alors il faudra qu’on soit très fort parce qu’il ne faut pas que ce soit seule la France qui paie ces efforts, il faudra que tout le monde y participe».


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