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Actualités - Chronologie

Bombe contre un train dans la banlieue d'Alger : 21 morts

ALGER, 25 Avril (AFP, Reuter). — Vingt et un passagers d’un train ont été tués et 20 blessés vendredi par l’explosion d’une bombe dans la banlieue d’Alger, selon les services de sécurité, lors d’un nouvel attentat attribué aux islamistes à moins de six semaines d’un scrutin législatif décisif.
Depuis lundi, 162 civils ont été tués et 48 blessés dans la seule région de l’Algérois (centre), selon des bilans partiels.
Cette fois, c’est un train de passagers qui a été visé, vers 08h00 locales (07h00 GMT) à Gué de Constantine (banlieue est) par une bombe de fabrication artisanale, selon les services de sécurité.
Depuis le début des affrontements, les groupes armés ont multiplié les sabotages de voies ferrées, les embuscades contre les trains. Ils ont parfois arrêté les convois, fait descendre les passagers, exécuté les «collaborateurs» du pouvoir et brûlé les wagons.
Mais jamais ces attaques n’avaient entraîné des pertes civiles aussi importantes, selon les informations rendues publiques.
Mardi, un passager avait été tué et trois autres blessés par l’explosion d’une autre bombe au passage d’un train de marchandises à la Chiffa, près de Blida (60 km au sud d’Alger).
La nouvelle attaque meurtrière, commise un vendredi, jour férié consacré à la Grande prière, intervient après l’annonce de deux massacres de villageois qui ont frappé les esprits par leur barbarie et leur ampleur.
Dans la nuit de mardi à mercredi, un groupe armé avait massacré à la hache et au sabre 42 habitants d’un village près de Médéa (60 km au sud d’Alger).
Vingt-quatre heures auparavant, l’Algérie avait connu son plus important massacre de civils quand 93 villageois de Haouch Boughelef Khemisti, près de Bougara (25 km au sud-est d’Alger), avaient été assassinés.
Les victimes, dont 43 femmes et trois enfants, ont été égorgées et mutilées à l’arme blanche, à coups de pioche, de pelle, par un commando islamiste, selon les témoignages de rescapés.
Avec cette vague de violence, l’Algérie replonge dans le cauchemar du mois de Ramadan, quand les islamistes armés avaient multiplié les attentats, avec notamment une meurtrière série d’attaques à la voiture piégée dans la capitale.
Ces violences, dont une partie a été revendiquée par le Groupe islamique armé (GIA), avaient fait plus de 400 morts en un mois.
Cette fois encore, les massacres se concentrent dans les régions au sud d’Alger, de la grande plaine de la Mitidja aux montagnes de Blida, un des fiefs du GIA.
Fin février, le mouvement d’Antar Zouabri avait annoncé une «nouvelle phase» de sa «guerre contre la junte», en promettant d’assassiner les «apostats» et de mener de nouvelles attaques à l’explosif à Alger et Blida.
ALGER, 25 Avril (AFP, Reuter). — Vingt et un passagers d’un train ont été tués et 20 blessés vendredi par l’explosion d’une bombe dans la banlieue d’Alger, selon les services de sécurité, lors d’un nouvel attentat attribué aux islamistes à moins de six semaines d’un scrutin législatif décisif.Depuis lundi, 162 civils ont été tués et 48 blessés dans la seule région de l’Algérois (centre), selon des bilans partiels.Cette fois, c’est un train de passagers qui a été visé, vers 08h00 locales (07h00 GMT) à Gué de Constantine (banlieue est) par une bombe de fabrication artisanale, selon les services de sécurité.Depuis le début des affrontements, les groupes armés ont multiplié les sabotages de voies ferrées, les embuscades contre les trains. Ils ont parfois arrêté les convois, fait descendre les...