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Actualités - Reportage

Le Zaïre, test de l'engagement international en Afrique

LONDRES, 25 Avril (AFP). — La situation au Zaïre, et le «chaos» qui risque de suivre un départ du président Mobutu, constituera un test pour mesurer la volonté d’engagement de la communauté internationale en Afrique, affirme l’Institut international d’études stratégiques.
«On verra si l’Occident maintient son indifférence, au cas où le président du Zaïre Mobutu Sese Seko est déposé et le pays s’enfonce dans le chaos», écrit l’IISS.
«Si l’Ouest laisse le pays sombrer sans tenter d’aider à mettre en place un gouvernement unificateur raisonnable, il y aura peu d’espoir pour les autres pays africains qui affronteraient un avenir incertain», ajoute l’institut.
La perspective d’une désintégration de l’armée zaïroise, dont les soldats livrés à eux-mêmes sèmeraient le trouble dans le pays, est «inquiétante mais fort possible», estime l’IISS.
La tâche la plus délicate pour les pays occidentaux consistera à faciliter la transition vers un nouveau régime mêlant l’armée, les partisans de Mobutu, les chefs de l’opposition et les forces de Kabila, pense l’IISS, qui avertit qu’un échec pourrait mener à une situation comparable à celle de la Somalie.
Selon l’institut, la communauté internationale, France et Etats-Unis en tête, a fait preuve au Zaïre de peu d’esprit de décision jusqu’à ce que la rébellion de Laurent-Désiré Kabila voie le jour.
Pour l’IISS, l’année 1996 aura au total été marquée en Afrique par l’aggravation de la crise en Afrique centrale et par les premiers signes de désengagement de la communauté internationale. Deux tendances qui auront une influence significative sur la stabilité future du continent.
La politique de «solutions africaines pour des problèmes africains» désormais prônée de plus en plus par l’Occident semble être en fait un moyen de se désengager encore plus du continent, écrit le rapport.
L’IISS fait état de «soupçons grandissants» sur le rôle que les Etats-Unis ont joué à l’égard de la rébellion une fois celle-ci sur pied et affirme que ces soupçons ont augmenté les inquiétudes de la France sur une éventuelle perte d’influence et sur les conséquences possibles dans les pays francophones de la région.
La France apparaît toutefois peu désireuse de jouer un rôle plus important dans la région, assure l’IISS, qui rappelle que Paris a annoncé des plans visant à un désengagement militaire en Afrique.
«L’interventionnisme traditionnel de la France en Afrique semble être moins décisif que par le passé après une série d’échecs dans ses anciennes zones d’influence», écrit l’IISS, qui met en avant les mutineries au Congo et en Guinée, et l’enlisement de l’opération française en République centrafricaine.
LONDRES, 25 Avril (AFP). — La situation au Zaïre, et le «chaos» qui risque de suivre un départ du président Mobutu, constituera un test pour mesurer la volonté d’engagement de la communauté internationale en Afrique, affirme l’Institut international d’études stratégiques.«On verra si l’Occident maintient son indifférence, au cas où le président du Zaïre Mobutu Sese Seko est déposé et le pays s’enfonce dans le chaos», écrit l’IISS.«Si l’Ouest laisse le pays sombrer sans tenter d’aider à mettre en place un gouvernement unificateur raisonnable, il y aura peu d’espoir pour les autres pays africains qui affronteraient un avenir incertain», ajoute l’institut.La perspective d’une désintégration de l’armée zaïroise, dont les soldats livrés à eux-mêmes sèmeraient le trouble dans le pays, est...