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Actualités - Chronologie

Le FMI défend les bienfaits de la globalisation économique mondiale

WASHINGTON, 24 Avril (AFP). — La globalisation, souvent vue dans les nations industrialisées comme l’une des principales causes de la montée du chômage en raison de la concurrence des bas salaires du tiers-monde, a en fait peu d’effet sur l’aggravation des inégalités sociales des économies les plus avancées, affirme le Fonds monétaire international (FMI).
Les «évidences empiriques» montrent que les importations n’ont pas entraîné de baisse relative des prix des biens produits par des travailleurs non qualifiés des pays en développement, écrit le Fonds dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales «World Economic Outlook».
D’une façon plus générale, l’accroissement des échanges commerciaux a eu peu d’impact sur les salaires et l’emploi dans les pays industrialisés, ajoute le FMI.
Le peu d’effet des importations bon marché en provenance du tiers-monde n’est pas surprenant au vu de leur importance relative dans le Produit intérieur brut (PIB) des nations les plus riches, relève le Fonds. Malgré leur importance croissante, les importations de marchandises du monde en développement représentent de 20 à 40% des importations totales des nations industrialisées, ce qui correspond en fait, de 3 à 8% de leur PIB selon les cas.
«Les importations en provenance de pays à bas salaire ne sont pas aussi importantes que certains l’affirment, que ce soit en volume ou par leur impact sur les prix intérieurs», conclut l’institution internationale.
Naturellement ajoute le Fonds, pour les salariés du bas de l’échelle, l’impact de ces importations n’est «pas négligeable».
Le Fonds insiste aussi sur le fait que les «immigrés» qui font des travaux non qualifiés n’ont qu’un faible impact sur les salaires et la situation de l’emploi des pays industrialisés.
Mais, souligne une fois encore le FMI — dont le rapport sur les perspectives économiques mondiales reflète des compromis politiques subtiles entre les grands pays — «ces facteurs ont une influence nettement moins marquée que d’autres».
Le creusement des inégalités de salaires dans les nations les plus industrialisées, au cours des années 80 et 90, «semble avoir surtout résulté des avancées technologiques qui favorisent les salariés les plus qualifiés», a souligné le Fonds.
Le FMI encourage ainsi les gouvernements des pays industrialisés à ne pas mettre en œuvre des politiques visant à limiter ou à retarder les effets de la globalisation, ce qui en diluerait les bienfaits.
Le Fonds cite «la baisse des prix des importations, l’accroissement des flux de capitaux et d’innovations technologiques, ainsi qu’une plus grande maîtrise de l’inflation grâce à la discipline budgétaire imposée à chaque nation par l’intégration accrue des marchés financiers mondiaux».
Pour palier les effets néfastes de la globalisation, le FMI propose plutôt de compenser directement la frange des salariés affectés par la concurrence extérieure. Mais «ces filets de sécurité sociale (…) ne doivent pas non plus décourager les sans-emplois de faire les ajustements nécessaires à leur réinsertion», souligne l’institution internationale.
Concernant les mesures structurelles d’adaptation, le Fonds encourage les pays industrialisés à agir de manière à éliminer les rigidités du système empêchant le marché du travail de s’adapter aux changements technologiques et à la concurrence extérieure. A cet égard, l’éducation et la formation professionnelle jouent un rôle important pour que la force de travail puisse répondre à la demande d’une économie globale en pleine mutation.
Pour les pays du tiers monde, la globalisation se traduit notamment par une plus grande ouverture de leur marché et une intégration accrue dans le système financier global par lequel ils financent de plus en plus leur développement.
C’est ainsi que les flux nets de capitaux privés dans ces pays (à l’exclusion des nouvelles nations industrialisées d’Asie) ont largement dépassé les 200 milliards de dollars en 1996 contre 150 milliards en 1993 et environ 30 milliards de dollars entre 1983 et 1989.
WASHINGTON, 24 Avril (AFP). — La globalisation, souvent vue dans les nations industrialisées comme l’une des principales causes de la montée du chômage en raison de la concurrence des bas salaires du tiers-monde, a en fait peu d’effet sur l’aggravation des inégalités sociales des économies les plus avancées, affirme le Fonds monétaire international (FMI).Les «évidences empiriques» montrent que les importations n’ont pas entraîné de baisse relative des prix des biens produits par des travailleurs non qualifiés des pays en développement, écrit le Fonds dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales «World Economic Outlook».D’une façon plus générale, l’accroissement des échanges commerciaux a eu peu d’impact sur les salaires et l’emploi dans les pays industrialisés, ajoute le...