Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Hsing-Hsing Ling-Ling Une histoire d'amour à l'américaine

WASHINGTON, 24 Avril (AFP). – Les pandas géants Hsing-Hsing et Ling-Ling avaient défrayé la chronique, leurs ébats amoureux faisaient la «une» de la presse, des millions d’Américains sont venus les admirer, mais Hsing-Hsing, veuf, a fêté seul cette semaine le 25e anniversaire de leur arrivée au zoo national de Washington.
Février 1972. En pleine guerre froide, le président Richard Nixon effectue un «voyage pour la paix» à Pékin. Il en ramène deux petites boules de fourrure bigarrées de blanc et de noir, cadeau du peuple chinois en gage «d’amitié et de bonne volonté».
Hsing-Hsing, «étoile brillante» en chinois, et Ling-Ling, «petite pièce de jade sonnante», devinrent immédiatement la coqueluche de la capitale des Etats-Unis, provoquant des embouteillages aux alentours du zoo. La passion devait ensuite gagner le pays, et à ce jour quelque 75 millions d’admirateurs ont défilé devant leur enclos.

Chaque
printemps

Pendant leur jeunesse, les deux pandas géants vivaient dans deux cages séparées. Au printemps 1976, les responsables du zoo ont tenté pour la première fois d’accoupler les deux Ailuropoda Melanoleuca («animal noir et blanc aux pieds de chat»). Sans succès: un panneau spécial placé devant la cage de Hsing-Hsing atteste, photos à l’appui, du manque d’appétit sexuel et de la maladresse du panda devant sa partenaire.
En 1980, les gardiens de Ling-Ling ont fini par tenter l’insémination artificielle, mais encore sans succès. L’année suivante, Chia-Chia, un panda géant du zoo de Londres, faisait alors le voyage pour la rencontrer: l’expérience s’est mal terminée, Ling-Ling n’en retirant que des morsures.
Le zoo de Washington décidait alors de faire vivre ensemble ses deux pandas bien avant la période d’accouplement pour qu’ils s’habituent l’un à l’autre. Et en 1983, l’union était enfin consommée.
Après cinq mois de gestation, l’Amérique assistait à la naissance, le 21 juillet, du premier petit de Ling-Ling, un mâle qui devait mourir de pneumonie trois heures plus tard.
Désormais, chaque printemps, les Américains se mettaient à l’affût de la vie amoureuse du couple, au physique tenant de l’ours et du raton laveur, un animal auquel les pandas avaient d’ailleurs longtemps été assimilés.
Quatre autres naissances eurent lieu, mais les petits n’ont jamais survécu plus de quatre jours bien que Ling-Ling ait été une «mère merveilleuse», se rappelle encore aujourd’hui Devra Kleiman, directeur adjointe pour la recherche au zoo de Washington.
En 1992, Ling-Ling décédait à l’âge de 23 ans, un âge respectable car les pandas géants atteignent rarement 20 ans.

Nouveau
couple

Hsing-Hsing, qui aura bientôt 27 ans, s’est très vite remis de l’absence de sa compagne. Sa réaction est normale, selon ses gardiens, le panda étant en liberté un animal très solitaire.
Depuis, sa semence a été utilisée à plusieurs reprises pour inséminer artificiellement les pandas géants femelles du zoo de Mexico, mais sans résultat. Enfin, récemment, une tumeur cancéreuse a été décelée sur son testicule droit dont il subira prochainement l’ablation.
Ling-Ling et Hsing-Hsing étaient également devenus au fil du temps, pour les Américains, le symbole de la lutte pour la conservation des espèces. Il reste ainsi moins d’un millier de pandas géants dans le monde. Il en existe environ 120 en captivité, dont six au Japon, un en France, et quatre au Mexique.
Aux Etats-Unis, un nouveau couple est arrivé à l’automne dernier. Shi-Shi, le mâle, et Bai-Yun sont pensionnaires au zoo de San Diego, en Californie, qui paie à la Chine un million de dollars par an et un pourcentage sur les ventes de souvenirs.
Après la disparition de Hsing-Hsing, le zoo national de Washington et son centre de recherches sur les pandas espèrent ne pas rester orphelin, souhaitant que la Chine leur fournisse un autre couple, et Devra Kleiman se prend à rêver de mettre en place «un programme d’élevage en Amérique du Nord».
WASHINGTON, 24 Avril (AFP). – Les pandas géants Hsing-Hsing et Ling-Ling avaient défrayé la chronique, leurs ébats amoureux faisaient la «une» de la presse, des millions d’Américains sont venus les admirer, mais Hsing-Hsing, veuf, a fêté seul cette semaine le 25e anniversaire de leur arrivée au zoo national de Washington.Février 1972. En pleine guerre froide, le président Richard Nixon effectue un «voyage pour la paix» à Pékin. Il en ramène deux petites boules de fourrure bigarrées de blanc et de noir, cadeau du peuple chinois en gage «d’amitié et de bonne volonté».Hsing-Hsing, «étoile brillante» en chinois, et Ling-Ling, «petite pièce de jade sonnante», devinrent immédiatement la coqueluche de la capitale des Etats-Unis, provoquant des embouteillages aux alentours du zoo. La passion devait ensuite...