Après leur saison 1995-1996 de tous les records, lors de laquelle ils avaient survolé tous leurs adversaires, remportant 72 victoires pour 10 défaites en saison régulière, les Bulls 1996-1997 apparaissent vulnérables. Paradoxe: avec soixante-neuf victoires pour treize défaites ils ont pourtant signé la deuxième meilleure saison régulière de l’histoire de la NBA.
«Mais je ne pense pas que l’écart entre les Bulls et les autres équipes soit le même que la saison passée, a affirmé l’entraîneur des Hawks d’Atlanta, Lenny Wilkens. Leur domination est surtout due à leur grande expérience».
A la décharge des hommes de Phil Jackson, qui restent néanmoins les grands favoris pour une nouvelle couronne NBA, leur cinquième en sept ans, les blessures de Dennis Rodman et Toni Kukoc peuvent expliquer cette fin de saison au ralenti. On ne se passe pas impunément pendant vingt-sept rencontres du meilleur rebondeur de la NBA (16 rebonds par match) ou d’un remplaçant de luxe comme le Croate.
Jordan au ralenti
Sans compter la baisse de forme de Michael Jordan. Certes, le meneur de jeu des Bulls a empoché sa neuvième couronne de meilleur marqueur NBA cette saison, un record, mais avec une moyenne de 29,7 points par rencontre, il signe ses plus médiocres statistiques annuelles.
«Nous avons plié devant la lourdeur du calendrier, a plaidé Phil Jackson. Nous avions six matches à jouer en huit jours, et nous ne voulions pas nous «brûler» avant les phases finales».
«Ils ont commencé à perdre quand ils ont accumulé les blessés, relativise Pat Riley, l’entraîneur des Heat de Miami. Avec leur effectif au complet, ils auraient à nouveau franchi la barrière des 70 victoires».
Argument supplémentaire pour expliquer le relatif moins bon parcours des Bulls: un emploi du temps ingérable. Ainsi, deux des membres de l’équipe, Scottie Pippen et Toni Kukoc, occupés à défendre les couleurs de leur pays lors des Jeux d’Atlanta, n’ont pratiquement pas prix de repos après leur titre NBA 1997.
«En fait, les Bulls sont aussi bons, sinon meilleurs que l’an passé, analyse Jeff Gundy, l’entraîneur des Knicks de New York, qui ont battu par deux fois Chicago cette saison. Ce ne sont pas les Bulls qui ont baissé, mais les autres équipes qui ont progressé», a-t-il estimé.

