Dès la fin de l’allocution du président Jacques Chirac, beaucoup de ministres sont montés au créneau: Jacques Toubon (Justice), Jean-Louis Debré (Intérieur), François Bayrou (Education), Charles Millon (Défense), Jean-Jacques de Peretti (Outre-mer), Jacques Godfrain (Coopération)…
Tous ont insisté sur la nécessité de ne pas perdre douze mois en débats électoraux. «Toute année qui précède une élection est une année d’attente» selon M. de Peretti. Les membres du gouvernement veulent aussi un «nouvel élan», une «nouvelle adhésion populaire».
Même approbation chez les chefs des partis de la majorité. Pour François Léotard, président de l’UDF, la décision de Jacques Chirac est «légitime, nécessaire et conforme au bon exercice de la démocratie dans notre pays».
«La présence d’une France plus forte politiquement apaisée pendant cinq ans dans une Europe où nos intérêts doivent être défendus, devrait être la conséquence positive de cette dissolution en cas de victoire de la majorité».
Le président de FD, François Bayrou, a souligné le «panache» d’une décision qui est «l’occasion de donner des chances nouvelles à la France: la clarification de ses choix et la durée».
Pour Jean-François Mancel, secrétaire général du RPR, «une légitimité renouvelée est indispensable pour donner un nouvel élan aux réformes entreprises et achever la construction d’une France pour tous».
Beaucoup de ces leaders ont évoqué les échéances européennes, face auxquelles la France doit être «prête».
Au contraire, pour le premier secrétaire du PS, Lionel Jospin, «rien n’imposait cette précipitation», destinée à anticiper «l’échec aggravé de la politique économique du gouvernement, son intention de recourir à une cure d’austérité accrue, le développement des affaires le concernant».\",3,",9,",,313,CHRONOLOGIE"

