«Eaux de Beyrouth: centenaire de l’usine de Dbayé» est corédigé par Iskandar Fayad, magistrat, président de chambre au Conseil d’Etat, Hyam Mallat, avocat et président du conseil d’administration de la Caisse nationale de la sécurité sociale, et Antoine Khoury, chef du service des marchés à l’Office des eaux.
«A l’occasion du 125e anniversaire de la parution du firman pour l’adduction des eaux de Nahr el-Kalb à Beyrouth et du centenaire des installations techniques de l’usine de Dbayé, nous avons jugé intéressant de présenter les documents relatifs à cette institution devenue Office des eaux de Beyrouth en 1951», précise Rizk Freyha, directeur général de l’OEB.
Dans la préface, le président du conseil d’administration, Rakan Dandach, regrette que l’eau, élément vital, «se fasse de plus en plus rare».
«Les documents historiques et les vestiges archéologiques découverts dans les environs de Beyrouth ou dans le centre-ville prouvent que l’approvisionnement en eau a toujours exigé de grands travaux, cela en dépit du fait que de nombreux historiens attribuent le nom de Beyrouth (Bîr-it) au grand nombre de puits», remarque l’ouvrage.
On apprend d’abord qu’en 1870 un firman impérial du Sultan a attribué la concession des eaux de Beyrouth à un Français, M. Thévenin. En 1909, une société anonyme ottomane, la «Compagnie des eaux de Beyrouth», est créée et reprend les droits de l’entreprise précédente. Cet organisme a fonctionné jusqu’au 1er janvier 1951, date à laquelle le gouvernement libanais a récupéré ce secteur pour le gérer lui-même.
Un chapitre est consacré aux détails juridiques de la création de l’office et de son organigramme. Un autre passe en revue les richesses du pays en eau et présente les différents modes de traitement de l’eau.
Le sixième chapitre est réservé à la description des usines et des matériaux installés récemment ainsi qu’aux réseaux de distribution.
La publication apporte ensuite un aperçu de la situation financière de l’Office puis évoque les travaux réalisés au cours des cinq dernières années et les projets sous étude.

