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Actualités - Chronologie

Le Koweit naturalise des fils d'apatrides

KOWEIT, 18 Avril (AFP). — Le Koweit a accordé la nationalité koweitienne à 111 personnes, fils d’apatrides tués par l’armée irakienne pendant l’occupation de l’émirat (août 1990-février 1991), a annoncé le ministère de l’Intérieur.
Le ministre de l’Intérieur, cheikh Mohamed Khaled Hamad Sabah, a remis aux «enfants des martyrs» la nationalité koweitienne et des documents de voyage, en vertu d’un décret de l’émir, cheikh Jaber Ahmed Sabah, a ajouté le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié à Koweit.
Un porte-parole du ministère a indiqué que ces «martyrs», des apatrides (appelés «bidoun», ou «sans» nationalité en arabe), avaient été «tués lors de l’occupation irakienne du Koweit».
«La majorité de ces martyrs faisait partie de l’armée koweitienne, alors qu’une minorité opérait pour le compte des forces de sécurité, relevant du ministère de l’Intérieur», a ajouté le porte-parole.
Avant l’invasion irakienne, le nombre des «bidoun» était estimé à 220.000, mais il a chuté à 120.000 après la libération du pays, beaucoup d’apatrides ayant quitté le Koweit après avoir été accusés de collaboration avec les Irakiens.
Ils ambitionnent d’obtenir la nationalité et le passeport koweitiens pour pouvoir voyager librement, ou, faute de passeport, un visa de résidence afin de pouvoir trouver un emploi en règle dans l’émirat.
Avant l’invasion irakienne du Koweit, les «bidoun» étaient enrôlés dans l’armée, mais après la libération de l’émirat, le gouvernement a décidé de s’en passer et de recruter uniquement des Koweitiens.
Les «bidoun» sont pour la plupart originaires de populations bédouines qui n’ont pas demandé ou se sont vu refuser la nationalité koweitienne après l’indépendance du Koweit en 1962. D’autres sont arrivés dans le pays au cours des années soixante et soixante-dix, attirés par la manne pétrolière.
Dépourvus de papiers, ils ne peuvent travailler dans la fonction publique et ont souvent des emplois irréguliers mal payés dans le secteur privé.
KOWEIT, 18 Avril (AFP). — Le Koweit a accordé la nationalité koweitienne à 111 personnes, fils d’apatrides tués par l’armée irakienne pendant l’occupation de l’émirat (août 1990-février 1991), a annoncé le ministère de l’Intérieur.Le ministre de l’Intérieur, cheikh Mohamed Khaled Hamad Sabah, a remis aux «enfants des martyrs» la nationalité koweitienne et des documents de voyage, en vertu d’un décret de l’émir, cheikh Jaber Ahmed Sabah, a ajouté le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié à Koweit.Un porte-parole du ministère a indiqué que ces «martyrs», des apatrides (appelés «bidoun», ou «sans» nationalité en arabe), avaient été «tués lors de l’occupation irakienne du Koweit».«La majorité de ces martyrs faisait partie de l’armée koweitienne, alors qu’une...