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Actualités - Chronologie

Tano à en mourir : premier film comique sur la Mafia

ROME, 16 Avril (AFP). — «Tano à en mourir», le premier film comique sur la mafia sicilienne, tendance opéra-bouffe revisité par le «pop art» et le rap, réalisé par une jeune cinéaste italienne, Roberta Torre, va bientôt voir le jour.
«Finalement le moment est venu de rire de la mafia», affirme la réalisatrice de 34 ans, qui termine à Naples (sud) le montage de ce qui est son premier long métrage, en forme de comédie musicale drôle sur un rythme effréné de rap napolitain.
«Je raconte l’histoire d’un petit boss du centre de Palerme, qui a quatre sœurs restées célibataires à cause de la terreur qu’il fait régner autour d’elles et qui se libéreront de son emprise quand Tano sera liquidé dans la guerre de mafia des années 1980», a-t-elle expliqué.
La saga de Tano est chantée et dansée par des non-professionnels recrutés dans la rue de la Vucciria, marché coloré et quasi oriental du vieux Palerme aujourd’hui encore sous l’emprise de la mafia.
La cinéaste explique qu’elle a fait le choix, il y a dix ans de quitter la brumeuse cité de Milan, au nord de l’Italie, pour vivre en Sicile «où on rencontre des visages incroyables, difficiles à trouver ailleurs».
Le rôle principal est tenu par un acteur improvisé, Ciccio Guarino, un boulanger qui a l’habitude «de traiter avec cette culture mafieuse toujours présente».

Messages chantés

Les personnages féminins sont joués par de plantureuses mères de famille du quartier, pour lesquelles ont été bannis les vêtements noirs. Elles sont gainées de collants fluo, affublées de coiffures punk, et se déchaînent dans des danses irréelles sur des musiques napolitaines inspirées du rap, du rock et de la samba. La plus impressionnante d’entre elles a dix-sept enfants.
Le populaire chanteur de Naples Nino d’Angelo a écrit la musique et les chansons du film.
«Il n’y a pas de chanson populaire sicilienne. La seule qui est écoutée en Sicile, c’est la chanson napolitaine qui est aussi celle des mafieux. On a appris récemment qu’ils se transmettaient, en prison, des messages codés en chantant», indique Roberta Torre.
«Avec ce film, je veux raconter la mafia au quotidien à travers l’histoire vécue de Tano et de ses proches dont j’en ai rencontré certains», indique la cinéaste qui refuse les poncifs habituels sur l’organisation criminelle.
«Les anciens rites de la mafia, ses façons d’être sont en train de disparaître. C’est pourquoi il est possible d’en parler d’une façon différente, et de montrer la Sicile non plus seulement comme une terre de sang et de désespoir mais comme un lieu connaissant aussi la joie et la fête».
La mafia risque-t-elle de prendre mal cette parodie du petit chef de clan et de son machisme exacerbé?
«La mafia ne se pose pas de question sur son image. Ce qui l’intéresse ce sont les questions concrètes, l’argent. Aujourd’hui la culture de l’homme d’honneur à l’ancienne n’existe plus et la mafia est une entreprise. Le film lui est complètement indifférent», répond Roberta Torre.
ROME, 16 Avril (AFP). — «Tano à en mourir», le premier film comique sur la mafia sicilienne, tendance opéra-bouffe revisité par le «pop art» et le rap, réalisé par une jeune cinéaste italienne, Roberta Torre, va bientôt voir le jour.«Finalement le moment est venu de rire de la mafia», affirme la réalisatrice de 34 ans, qui termine à Naples (sud) le montage de ce qui est son premier long métrage, en forme de comédie musicale drôle sur un rythme effréné de rap napolitain.«Je raconte l’histoire d’un petit boss du centre de Palerme, qui a quatre sœurs restées célibataires à cause de la terreur qu’il fait régner autour d’elles et qui se libéreront de son emprise quand Tano sera liquidé dans la guerre de mafia des années 1980», a-t-elle expliqué.La saga de Tano est chantée et dansée par des...