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Actualités - Chronologie

Auto Première course de formule un du Moyen-Orient au Liban (photo)

La passion d’un homme pour Beyrouth et la course automobile a servi de déclic pour doter le Liban, d’un Grand Prix de Formule Un en 1998.
«Mon rêve a toujours été d’organiser à Beyrouth le premier Grand Prix de tout le Moyen-Orient», dit fièrement Khaled el-Taki, assis dans son bureau de l’Imperial Suites, qui ressemble à une chambre d’adolescent, les murs tapissés de photos de voitures de courses et des modèles miniatures disséminés aux quatre coins.
Taki, docteur en administration publique et homme d’affaires de 45 ans, garde en mémoire le jour de 1994 où, pour la première fois, il a eu la vision de son ambitieux projet en suivant de sa résidence à Londres le Grand Prix de Formule Un de Monaco.
«Je regardais Monaco à la télé et soudain, c’est Beyrouth que j’ai eu devant les yeux. La vue du magnifique circuit sur le front de mer, traversant des quartiers de la ville, et les palmiers tout au long, c’était aussi Beyrouth», raconte-t-il.
Pour réaliser son rêve, M. Taki a mis sur pied un groupe de travail professionnel pour préparer un dossier capable d’encourager la FIA à autoriser cette course au Liban. Les Libanais épaulés par des experts britanniques (responsables du circuit britannique Silverstone) recrutés par M. Taki, ont déjà dépensé 402.000 de dollars. Ces conseillers officiels du projet libanais sont appelés à aider le groupe libanais «à remplir les conditions imposées par la Fédération internationale de l’automobile (FIA)». «Désormais, c’est une course contre la montre», dit-il.
«Cette course, en cas d’approbation de la FIA, permettra de recruter une vingtaine de milliers de personnes, dont deux mille à cinq mille Anglais, qui seront chargés au départ de nous aider dans tous les domaines de l’organisation», ajoute-t-il.
Le coût du projet est estimé à 50 millions de dollars, à couvrir par les contributions et les sponsors. Il devrait attirer 250.000 spectateurs et rapporter 600 millions de dollars, outre la reconnaissance internationale de millions d’autres à travers le monde, estime M. Taki. Le Liban est un centre privilégié dans la région à tous les niveaux, et la FIA, en raison de cette réputation touristique, a accueilli avec enthousiasme le projet.

Circuit Rafic Hariri

Le tracé commence boulevard Rafic Hariri, séparé des eaux bleues de la Méditerranée par une étroite bande de sable blanc, serpente à l’intérieur de la capitale et prend fin le long de l’avenue Charles de Gaulle, sur le front de mer. Un tracé qui ressemble beaucoup à celui de Monaco.
Ce circuit de 6,7 kilomètres, le plus long du monde pour cette catégorie et qui pourrait être écourté à la demande de la FIA, porte le nom du premier ministre Rafic Hariri qui a donné par écrit son plein appui au projet. L’Etat libanais, propriétaire du tracé, soutient le projet organisé sur une initiative privée.
En tout cas, explique M. Taki, avant d’être qualifié pour accueillir la Formule Un, Beyrouth doit expérimenter la Formule Trois, où les voitures sont les mêmes mais avec 10.000 au lieu de 17.000 RPM (révolution par minute). Une course de Formule Trois est prévue le 2 novembre, une seconde en juin 98.
«L’événement, le Grand Prix de Formule Un, est programmé pour novembre 98 et toutes les années suivantes», dit-il.
En juin, c’est une course de karts qui doit se dérouler sur la ligne de départ, avec une exposition de bolides et des concerts gratuits sur la plage.
Dubaï avait prévu, à un moment donné, d’organiser une course de Formule Un, mais l’absence d’un circuit qui doit être bâti et expérimenté cinq ans durant, l’a contraint à changer de cap. Le dossier de candidature libanaise sera présenté en juin à la Fédération internationale, dont la décision est prévue en octobre.

Des pilotes libanais

Khaled el-Taki rêve aussi d’entraîner de jeunes conducteurs libanais (qui ont fait déjà leur preuve dans les rallyes régionaux) qui porteraient les couleurs nationales et qui participeraient, avec le cèdre, emblème du Liban, frappé sur leur viseur, aux Grand Prix de Formule Un sur les circuits du monde entier.
«Les pilotes libanais sont excellents. Ils ont acquis leur talent en conduisant durant les longues années de la guerre en plein chaos, sans signalisations et sans règlements», dit-il, en se rappelant «les courses sauvages» qu’il faisait avec ses amis dans les rues de Beyrouth.
Et de conclure: «Les Libanais apprécient beaucoup les courses automobiles et suivent en masse la Formule Un, un atout de plus en leur faveur».
La passion d’un homme pour Beyrouth et la course automobile a servi de déclic pour doter le Liban, d’un Grand Prix de Formule Un en 1998.«Mon rêve a toujours été d’organiser à Beyrouth le premier Grand Prix de tout le Moyen-Orient», dit fièrement Khaled el-Taki, assis dans son bureau de l’Imperial Suites, qui ressemble à une chambre d’adolescent, les murs tapissés de photos de voitures de courses et des modèles miniatures disséminés aux quatre coins.Taki, docteur en administration publique et homme d’affaires de 45 ans, garde en mémoire le jour de 1994 où, pour la première fois, il a eu la vision de son ambitieux projet en suivant de sa résidence à Londres le Grand Prix de Formule Un de Monaco.«Je regardais Monaco à la télé et soudain, c’est Beyrouth que j’ai eu devant les yeux. La vue du...