Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les propriétaires de Gulf Air tentent de sauver la compagnie

DOHA, 13 Avril (AFP). — Les quatre gouvernements du Golfe, propriétaires de Gulf Air, ont décidé d’octroyer à la compagnie un prêt sans intérêts pour la sauver de la faillite, a annoncé dimanche son président.
Les gouvernements de Bahrein, du Qatar, d’Oman et d’Abou Dhabi, membres de la fédération des Emirats Arabes Unis, «se concerteront dans les prochains jours pour décider du montant du prêt et de la contribution de chacun», a indiqué cheikh Ahmad Ben Nasser Al-Thani, président du conseil d’administration de Gulf Air.
S’adressant à la presse à l’issue d’une réunion du conseil d’administration de la compagnie, qui s’est achevée dimanche à l’aube dans la capitale qatariote, cheikh Ahmad, également ministre qatariote des Communications et du Transport, a précisé qu’il s’agirait d’un prêt sans intérêt.
Cheikh Ahmad a indiqué que la compagnie se trouvait «dans une situation financière difficile», mais il a fait état d’une baisse de son déficit qui s’est établi en 1996 à 20 millions de dollars, contre 50 millions de USD en 1995.
«Nous nous attendons à ce que le déficit soit réduit à 12 millions de dollars en 1997», a-t-il ajouté, précisant que «les résultats obtenus par la nouvelle direction», présidée par Ahmad Ben Seif Al-Nahyane (Abou Dhabi), avaient «encouragé les propriétaires à poursuivre leur soutien».
A son arrivée samedi soir à Doha pour participer à la réunion, le ministre omanais des Communications Salem Ben Abdallah al-Ghazali avait averti que Gulf Air devrait être «déclarée en faillite si les propriétaires ne prenaient pas de mesures radicales pour la sauver».
Pour réduire les pertes dues au fonctionnement et alléger le fardeau découlant du service de sa dette, Gulf Air avait décidé en janvier de vendre six Boeing 767, réduisant sa flotte de 38 à 32 appareils, et d’annuler des dessertes non rentables.

Des investissements
considérables

De source économique, on estime les pertes cumulées de Gulf Air à près de 180 millions de dollars, alors que la dette contractée par ses achats d’équipements et d’avions à la fin des années quatre-vingts se chiffre à 2,3 milliards de dollars.
Gulf Air, qui siège à Bahrein, avait investi considérablement pour s’imposer sur les longs trajets, mais l’émergence de jeunes compagnies dans la région, comme Emirates (gouvernement de l’émirat de Dubaï), Oman Air et Qatar Airways, a réduit sa clientèle, l’empêchant d’engranger les fruits de ses dépenses.
Gulf Air avait, en vain, plaidé en janvier auprès des propriétaires pour augmenter son capital de 150 millions de dinars bahreinis (398 M. USD) à 250 M BD (663 M. USD).
De source économique, on avait indiqué que Qatar et Oman, qui disposent de leurs propres compagnies, s’étaient montrés peu enclins à injecter de nouveaux fonds. De son côté, Abou Dhabi a proposé de racheter les parts détenues par Qatar et Oman, ce que ces deux pays ont refusé, de même que Bahrein qui redoute être mis en minorité.
Les quatre gouvernements détiennent chacun 25% de la compagnie.
DOHA, 13 Avril (AFP). — Les quatre gouvernements du Golfe, propriétaires de Gulf Air, ont décidé d’octroyer à la compagnie un prêt sans intérêts pour la sauver de la faillite, a annoncé dimanche son président.Les gouvernements de Bahrein, du Qatar, d’Oman et d’Abou Dhabi, membres de la fédération des Emirats Arabes Unis, «se concerteront dans les prochains jours pour décider du montant du prêt et de la contribution de chacun», a indiqué cheikh Ahmad Ben Nasser Al-Thani, président du conseil d’administration de Gulf Air.S’adressant à la presse à l’issue d’une réunion du conseil d’administration de la compagnie, qui s’est achevée dimanche à l’aube dans la capitale qatariote, cheikh Ahmad, également ministre qatariote des Communications et du Transport, a précisé qu’il s’agirait d’un...