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Actualités - Chronologie

UEM : Bonn et Rome ne remplissent pas les critères

FRANCFORT, 11 Avril (Reuter). — Edgar Meister, membre du conseil de la Bundesbank, a déclaré vendredi que l’incertitude planait sur le respect par l’Allemagne du critère du déficit, calendrier de l’union économique et monétaire.
«De nombreux pays ont des difficultés à ramener leur déficit en dessous de la barre des trois pour cent fixée par le Traité de Maastricht», a-t-il déclaré dans un discours à Francfort pour le 125e anniversaire de la Badische Beamtenbank.
«Il n’est pas encore suffisamment certain que l’Allemagne y parviendra», a-t-il ajouté d’après le texte du discours.
Edgar Meister s’en est pris aux manœuvres comptables de certains pays pour respecter le critère d’un déficit limité à 3% du PIB.
«Les artifices comptables, qui reportent une partie du déficit à plus tard ou qui sont des mesures ponctuelles ne constituent pas une bonne base pour décider de l’Union économique et monétaire», a-t-il noté.
La veille, déjà, le journal portugais Publico affirmait que la Commission européenne estime que l’Allemagne et l’Italie auront en 1997 un déficit supérieur aux 3% du PIB prévus dans le traité de Maastricht pour la participation à l’Union économique et monétaire (UEM).
Un représentant de ce quotidien, qui fait autorité au Portugal, a déclaré à Reuter être «sûr» de ses information et être en possession d’un document de la Commission, qui doit dévoiler ses prévisions économiques de printemps le 23 avril.
Un porte-parole de l’Exécutif européen a toutefois souligné que son institution continuait à travailler à la rédaction de ces prévisions, qui seront étudiées par le comité monétaire de l’Union la veille de leur présentation publique.

Ces chiffres sont donc susceptibles d’être modifiés dans les semaines qui viennent, les Italiens ayant fait savoir qu’ils ne tenaient pas compte de leur «mini-budget», mais ils expriment une tendance qui ne manquera pas de confirmer certains doutes.

Publico publie un tableau de la Commission qui montre que trois pays sur 15 — Grèce, Italie et Allemagne — auront un déficit supérieur à 3,0% en 1997, année dont les performances seront utilisées pour la sélection des participants à l’euro.

Le déficit allemand atteindrait ainsi 3,2% du PIB en 1997, au lieu des 2,9% prévus jusqu’ici par Bonn et la Commission elle-même: avant de retomber à 2,8% en 1998, contre 2,4% prévus dans la prévision faite en octobre dernier par Bruxelles.

L’Italie présenterait quant à elle un déficit de 3,8% en 1997, contre 3,0% prévus par Rome, et raterait également le coche en 1998, puisqu’elle aurait un déficit de 3,4%, contre les 3,0% prévus par la Commission en octobre dernier.
Pour le reste, tous les autres pays, à l’exception de la Grèce, respecteraient le chiffre des 3,0% en 1997, notamment la France, qui serait exactement à 3,0% en 1997 et 1998.
FRANCFORT, 11 Avril (Reuter). — Edgar Meister, membre du conseil de la Bundesbank, a déclaré vendredi que l’incertitude planait sur le respect par l’Allemagne du critère du déficit, calendrier de l’union économique et monétaire.«De nombreux pays ont des difficultés à ramener leur déficit en dessous de la barre des trois pour cent fixée par le Traité de Maastricht», a-t-il déclaré dans un discours à Francfort pour le 125e anniversaire de la Badische Beamtenbank.«Il n’est pas encore suffisamment certain que l’Allemagne y parviendra», a-t-il ajouté d’après le texte du discours.Edgar Meister s’en est pris aux manœuvres comptables de certains pays pour respecter le critère d’un déficit limité à 3% du PIB.«Les artifices comptables, qui reportent une partie du déficit à plus tard ou qui sont des...