«Je souhaite que les Etats-Unis, qui sont les seuls capables (de faire pression sur Israël), fassent tout leur possible pour donner une impulsion au processus de paix», a déclaré M. Moubarak à la presse.
«La paix est primordiale pas seulement pour les peuples israélien et palestinien mais pour tous les peuples de la région», a-t-il ajouté.
«Il faut éliminer les causes de la situation actuelle car l’escalade de la violence a commencé quand les Israéliens ont parlé de Jérusalem», a-t-il ajouté faisant allusion à la mise en chantier de la nouvelle colonie à Jérusalem-Est, le 18 mars.
«Le problème de Jérusalem n’est plus un problème israélo-palestinien, il est désormais celui de tous les pays musulmans», a-t-il ajouté.
«Ni nous (l’Egypte), ni Abou Ammar (le président palestinien Yasser Arafat) ne pouvons arrêter les actes de violence comme certains pourraient le croire. Il (Arafat) pourrait peut-être donner des ordres, mais qui l’écoutera?» a dit M. Moubarak.
«Pour arrêter la violence, il faut éliminer les causes de cette détérioration qui a plongé le processus de paix dans la crise la plus grave depuis son lancement», a-t-il insisté.
Le chef de l’Etat égyptien a exclu une nouvelle fois une rupture des relations diplomatiques avec Israël. «Une rupture n’est pas aussi simple (...). En tant qu’Etat, nous devons réfléchir et nous demander si une telle démarche profiterait au processus de paix et aiderait l’Egypte à mener une médiation entre les parties au moment opportun. La réponse est non», a-t-il dit.

