Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le Liban veut alléger les conditions de son partenariat avec l'UE

Le gouvernement souhaite que l’Union européenne allège les conditions qu’elle pose avant de conclure avec le Liban un accord d’association, dont la conclusion devait intervenir avant fin 1996.
Le ministre des Affaires étrangères, Farès Boueiz, a indiqué que son pays allait réclamer lors de la Conférence Euro-Méditerranée qui doit se tenir les 15 et 16 avril à Malte, «de prendre en considération l’impossibilité pour certains pays méditerranéens de faire sauter dans de brefs délais les barrières douanières».
Selon M. Boueiz, qui conduira la délégation libanaise à la Conférence, «le Liban ne pourra pas, comme le propose l’Union européenne, remplacer les recettes douanières par une taxe à valeur ajoutée (TVA) car l’administration est encore incapable d’appliquer cette nouvelle mesure».
Le ministre chargé des Finances, Fouad Siniora, a précisé pour sa part à l’AFP, que Beyrouth avait demandé «un délai de grâce de cinq ans, assorti d’une liberté d’augmentation des taxes douanières après la signature d’un accord d’association».
Pour M. Siniora, «l’Etat libanais ne peut abandonner ses recettes provenant des taxes douanières et qui représentent 50% des recettes du Trésor», soit 1,33 milliard de dollars dans le budget de 1996.
Le Liban, qui a importé des marchandises pour 7,6 mds USD pour couvrir 87,5% de ses besoins, impose une taxe douanière très élevée sur les produits de luxe et nettement moindre sur ceux de première nécessité.
Selon une source européenne à Beyrouth, l’UE propose un délai de grâce de deux ans pendant lequel le Liban ne sera pas autorisé à augmenter ses tarifs douaniers sur les produits européens.
Au-delà de ce délai, le Liban bénéficie d’une période de 12 ans au cours de laquelle ses taxes douanières devront baisser progressivement jusqu’à leur levée totale.
Un accord de partenariat entre le Liban et l’UE sera sans doute retardé par la volonté protectionniste affichée par le gouvernement libanais soucieux de protéger les produits agricoles et industriels.
«Nous avons fait part de nos appréhensions à nos partenaires européens car notre pays sort d’une guerre dévastatrice et n’est pas encore concurrentiel, n’ayant pas encore eu le temps de reconstruire ses infrastructures publiques et privées et de valoriser ses ressources humaines», a déclaré M. Siniora.
Le coût du projet décennal de réhabilitation des infrastructures publiques est estimé à 18 mds, alors que le secteur privé a besoin de 30 mds USD pour se moderniser.
Le gouvernement souhaite que l’Union européenne allège les conditions qu’elle pose avant de conclure avec le Liban un accord d’association, dont la conclusion devait intervenir avant fin 1996.Le ministre des Affaires étrangères, Farès Boueiz, a indiqué que son pays allait réclamer lors de la Conférence Euro-Méditerranée qui doit se tenir les 15 et 16 avril à Malte, «de prendre en considération l’impossibilité pour certains pays méditerranéens de faire sauter dans de brefs délais les barrières douanières».Selon M. Boueiz, qui conduira la délégation libanaise à la Conférence, «le Liban ne pourra pas, comme le propose l’Union européenne, remplacer les recettes douanières par une taxe à valeur ajoutée (TVA) car l’administration est encore incapable d’appliquer cette nouvelle mesure».Le ministre...