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Actualités - Chronologie

Décès du poète américain Allen Ginsberg

Le poète américain Allen Ginsberg, un des chefs de file de la «beat generation», est mort d’un cancer du foie à New York à l’âge de 70 ans, a annoncé la chaîne de télévision CNN.
«Allen Ginsberg a été admis il y a une dizaine de jours pour examens et nous avons diagnostiqué un cancer primaire du foie il y a une semaine», avait affirmé vendredi son médecin, le docteur David Claine, du Beth Israel Medical Center de New York.
«Il souffre d’hépatite C chronique depuis des années et depuis 1988 d’une cirrhose du foie qui s’est transformée en cancer», avait-il déclaré.
Le poète, qui vit depuis quatre décennies dans l’East Village de Manhattan avec son compagnon Peter Orlovky, «a un environnement qui lui procure beaucoup de soutien et il sera soigné à domicile aussi longtemps que possible», avait ajouté son médecin.
Né dans le New Jersey, étudiant à l’université Columbia de New York, Ginsberg a fait irruption sur la scène littéraire en 1956 avec «Howl and Other Poems», un recueil où il parlait sans fard de son amour pour les hommes et qui lui valut des poursuites judiciaires pour obscénités.
Le livre fut une bible pour le mouvement «beat» auquel Ginsberg a participé avec Jack Kerouac, William Burroughs ou Gregory Corso, et devait influencer ultérieurement des artistes aussi divers que Bob Dylan, Patti Smith, Jerry Garcia ou The Cure.
Tout en enseignant l’anglais dans un lycée de Brooklyn, Ginsberg a publié plus de 40 recueils de poèmes. Son livre «Fall of Amercia» fut couronné en 1972 par le National Book Award, premier prix littéraire américain.
De même, l’écrivain russe Vladimir Solooukhine, un grand nom de la littérature en Union soviétique puis en Russie, est mort à l’âge de 72 ans dans un hôpital moscovite des suites d’une longue maladie, a annoncé l’agence Echo de Moscou.
Solooukhine, dont les premières œuvres sont parues en 1945, a publié des poèmes ainsi que des essais (notamment «Lettres du musée russe»), de nombreux romans («Les planches noires») et récits autobiographiques («La condamnation», «Les arbres naissent droits»).
Puisant son inspiration dans les traditions nationales russes, il s’est surtout rendu célèbre pour avoir fait découvrir à ses lecteurs des régions reculées de la Russie, un monde dont la pupart d’entre eux n’avaient aucune idée.
Solooukhine avait commencé à acquérir une grande popularité après la publication des «Lettres du musée russe», de 1966, un essai sur l’art et la culture russes dans lequel il reprochait pour la première fois publiquement aux autorités soviétiques d’avoir ordonné sans raison la démolition de nombreuses églises anciennes.
Dans les années 70, «La condamnation» avait fait scandale dans les milieux littéraires moscovites: Solooukhine y relatait non seulement son opération d’une tumeur maligne — abordant le sujet pratiquement tabou en URSS de la mort —, mais également sa liaison extraconjugale avec une femme de 25 ans sa cadette.
Un service religieux sera célébré le 8 avril à la cathédrale du Christe Sauveur à Moscou. Farouche défenseur du patrimoine culturel russe, Solooukhine avait été le président de la fondation pour la restauration de cette cathédrale, détruite sous Staline et qui vient d’être reconstruite.
(AFP)
Le poète américain Allen Ginsberg, un des chefs de file de la «beat generation», est mort d’un cancer du foie à New York à l’âge de 70 ans, a annoncé la chaîne de télévision CNN.«Allen Ginsberg a été admis il y a une dizaine de jours pour examens et nous avons diagnostiqué un cancer primaire du foie il y a une semaine», avait affirmé vendredi son médecin, le docteur David Claine, du Beth Israel Medical Center de New York.«Il souffre d’hépatite C chronique depuis des années et depuis 1988 d’une cirrhose du foie qui s’est transformée en cancer», avait-il déclaré.Le poète, qui vit depuis quatre décennies dans l’East Village de Manhattan avec son compagnon Peter Orlovky, «a un environnement qui lui procure beaucoup de soutien et il sera soigné à domicile aussi longtemps que possible», avait ajouté...