A l’ouverture d’une conférence sur la coopération euro-arabe pour le processus de paix, le secrétaire général de la Ligue arabe Esmat Abdel Méguid a souhaité «la poursuite des efforts de l’UE, en complémentarité avec les Etats-Unis, pour que le Proche-Orient devienne une région de paix, de développement et de coopération».
Mais M. Abdel Méguid fait assumer au gouvernement de M. Benjamin Netanyahu l’entière responsabilité du blocage de ce processus. «Les mesures prises par l’actuel gouvernement israélien sont de nature à torpiller la paix et menacent la région d’une escalade de la violence», a-t-il précisé.
«La paix est un choix stratégique qui doit être préservée, à condition que la confiance s’instaure entre Israël et les pays arabes» et que l’Etat hébreux «respecte pleinement les résolutions internationales», a-t-il ajouté.
La Ligue arabe a recommandé lundi à ses membres de geler leur normalisation avec Israël, en raison de la colonisation juive à Jérusalem-Est et de la politique du gouvernement israélien.
Pour sa part, l’envoyé spécial de l’Union européenne au Proche-Orient Miguel Moratinos a souligné que la décision de M. Netanyahu de construire une colonie juive dans la partie arabe de Jérusalem n’avait pas empêché l’UE de «poursuivre sans relâche ses efforts pour restaurer la confiance».
M. Moratinos a souhaité que l’UE et la Ligue arabe mettent en «œuvre des initiatives conjointes pour protéger le processus de paix». Il a souligné que les «principes de la conférence de Madrid qui a lancé le processus en 1990 et la dynamique de la paix» devaient être maintenus.
Selon le représentant de l’UE, la coopération euro-arabe est «nécessaire et utile» pour préserver le processus de paix. «Aucune paix n’est possible si Israël ne respecte pas la légalité internationale et si les Arabes n’acceptent pas Israël», a-t-il ajouté.
La conférence de Dubaï, qui doit se poursuivre jusqu’à samedi soir, regroupe une centaine d’universitaires et de spécialistes arabes et européens qui doivent recommander le renforcement de la coopération et de la coordination euro-arabe ainsi que le développement d’un «partenariat» entre les deux parties.
L’Europe est le principal partenaire commercial des pays arabes et le deuxième investisseur étranger dans la région. L’UE est aussi le principal donateur aux Palestiniens avec près de 1,4 milliard de dollars depuis 1987.

