«Le premier ministre expliquera à Washington qu’Israël s’en tient à son droit à construire à Jérusalem et dans les colonies, et que les travaux se poursuivront à Har Homa», a déclaré le porte-parole de Benjamin Netanyahu, Shai Bazak.
Il faisait allusion au refus du gouvernement de stopper les travaux de construction d’un onzième quartier dans la partie arabe de Jérusalem. La mise en chantier de cette colonie, le 18 mars, a provoqué une crise aiguë du processus de paix. Les violences israélo-palestiniennes qui ont suivi ont fait jusqu’à présent neuf morts, six Palestiniens et trois Israéliennes.
M. Bazak a ainsi répondu à des informations de la radio publique qui a affirmé jeudi, en citant des «responsables américains», que le président Clinton avait l’intention de demander à M. Netanyahu un gel de six mois de la colonisation durant les négociations sur le statut final des territoires palestiniens.
M. Netanyahu a proposé en mars d’accélérer ces discussions en vue d’arriver à un accord d’ici six mois au lieu des deux ans prévus. Les pourparlers doivent porter sur des dossiers aussi cruciaux que l’avenir de Jérusalem-Est, la création éventuelle d’un Etat palestinien, les futures frontières de l’entité palestinienne en Cisjordanie, ainsi que le sort des réfugiés palestiniens et des colons israéliens.
Le porte-parole de M. Netanyahu a réaffirmé qu’Israël exigeait du président palestinien Yasser Arafat qu’il «lutte sérieusement contre les organisations terroristes» avant de parler des «moyens de faire avancer le processus de paix».
M. Netanyahu presse M. Arafat de réprimer les islamistes du Hamas et du Jihad islamique depuis l’attentat-suicide commis par un Palestinien, le 21 mars à Tel-Aviv, qui a coûté la vie à trois Israéliennes.

